Sports
Championnat de France: nouvelle saison d’incertitudes, le PSG incontournable favori
Le football français sûr de rien, sauf du Paris Saint-Germain… La saison 2021-2022 du championnat de France, qui s’ouvre vendredi, s’annonce aussi incertaine que la précédente, entre droits TV contestés et restrictions sanitaires. Mais sur les terrains, le PSG, revanchard, compte bien tuer tout suspense.
Une bonne nouvelle avant le coup d’envoi de cette 84e édition du Championnat de France, qui doit désigner le successeur de Lille, sacré en mai à la surprise générale: sauf événement de dernière minute, le match d’ouverture entre Monaco et Nantes (21h00) sera joué, devant du public et les caméras de télévision.
Celles-ci se font désirer depuis plusieurs mois pour le football français, embarqué dans une série noire qui a obscurci son horizon.
Stades longtemps à huis clos, retrait du diffuseur Mediapro, emprunts à l’Etat, ventes de joueurs en berne… Les formations de l’élite ont payé au prix fort la crise provoquée par le Covid-19, au point que certains menacent de déposer le bilan, si les difficultés persistent cette saison.
« Sans apport massif des actionnaires existants, il est peu probable que la majorité des clubs puisse survivre à la saison 2021-2022 », a prévenu Jean-Marc Mickeler, le président du gendarme financer du football français (DNCG), lors d’une audition à l’Assemblée nationale.
Aujourd’hui, le sort des droits TV, première source de revenus des clubs, continue de tarauder les dirigeants, en conflit avec Canal+ et son allié beIN Sports qui s’écharpent en justice pour ne pas régler les 332 M EUR annuels dus à la Ligue (LFP) pour diffuser deux matches par week-end.
Retour du public
Canal+ s’estime lésée depuis l’attribution en juin du reste des rencontres (soit 8 par journée) à Amazon, pour seulement 250 M EUR par an.
Le risque d’un nouveau défaut de paiement, après celui de Mediapro l’an passé, fait planer un nuage noir sur cette rentrée qui, dans les tribunes, est censée être une fête.
Après plusieurs mois à huis clos, les stades peuvent rouvrir, avec l’obligation de présenter un pass sanitaire pour les spectateurs.
Le retour du public, « ça fait du bien à tout le monde, savoure l’entraîneur de Rennes Bruno Genesio. Ça aide à nous dépasser. »
Cette saison, le spectacle promet d’être autant sur le terrain que sur les bancs de touche.
Treize des 20 entraîneurs n’étaient pas à leur poste actuel il y a un an, de quoi nourrir le mystère autour du niveau de plusieurs équipes majeures. Lyon (Peter Bosz) et Marseille (Jorge Sampaoli) démarrent un nouveau cycle, tout comme Montpellier, avec Olivier Dall’Oglio.
A Bordeaux, repris cet été par l’homme d’affaires Gerard Lopez, les premiers pas de Vladimir Petkovic, ancien sélectionneur de la Suisse, qui a éliminé les Bleus au dernier Euro, seront aussi très suivis.
« J’ai toujours aimé les challenges », a prévenu le technicien.
La vague de changement a même touché le tenant du titre Lille, qui a engagé l’inattendu Jocelyn Gourvennec pour succéder à Christophe Galtier, parti à Nice.
Paris archifavori
Sur les pelouses néanmoins, il n’y a pas de suspense autour du nom de l’archifavori: le PSG, revanchard après une saison mitigée qui l’a vu perdre le Championnat pour un point, à la dernière journée.
Le club de la capitale a encore renforcé cet été son armada de stars, en recrutant le milieu Georginio Wijnaldum, les défenseurs Achraf Hakimi et Sergio Ramos ainsi que le gardien Gianluigi Donnarumma.
Avec Neymar et Kylian Mbappé, s’il reste dans la capitale, Paris a tout pour remporter un 10e titre national qui lui offrirait le droit d’ajouter une étoile tricolore au-dessus de son écusson, comme Saint-Etienne.
Mais c’est celle de la Ligue des champions qui fait rêver les Parisiens, encore en période de rodage. Le Trophée des champions perdu dimanche contre le Losc (1-0) leur a rappelé le chemin qui reste à parcourir.
Monaco, qui mise sur la continuité avec Niko Kovac aux manettes, promet d’être à l’affût du moindre faux pas parisien. L’ASM et les autres concurrents du PSG aimeraient prolonger l’incertitude – sportive – le plus longtemps possible.
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