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Culture

Michel Bassompierre, sculpteur des formes douces du vivant, s’est éteint

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Le monde de l’art et de la sculpture animalière perd l’un de ses plus éloquents interprètes. Michel Bassompierre, dont les œuvres rondes et épurées ont investi l’espace public à travers le monde, est décédé à Nantes à l’âge de 78 ans.

La famille de l’artiste a fait part de son décès survenu mardi. Elle a précisé qu’une chute à la suite d’un malaise avait provoqué un coma profond dont il n’a pu se relever. Né en mars 1948, Michel Bassompierre a consacré sa vie à traduire dans le bronze ou le marbre la présence silencieuse et majestueuse du monde animal.

Ses ours, gorilles, éléphants ou chevaux, de dimensions variées, se distinguent par des volumes lisses et arrondis, une simplification des formes qui capte l’essence plus que le détail. Cette recherche esthétique était au service d’une conviction profonde. L’artiste expliquait être irrésistiblement attiré par le monde sauvage, un univers sans présence humaine qu’il considérait comme un fraternel miroir.

Son travail dépassait le cadre des galeries. Ses sculptures ont été présentées dans des lieux aussi prestigieux que le Jardin des Plantes à Paris, sur Park Avenue à New York, à l’hôtel La Mamounia de Marrakech ou encore au Musée océanographique de Monaco. Pour lui, investir l’espace public était une manière de rendre l’art accessible et de susciter une réflexion sur la beauté et la vulnérabilité du vivant.

Chaque exposition s’accompagnait souvent de rencontres avec des scientifiques et des représentants d’organisations non gouvernementales, afin de rappeler les périls qui menacent les espèces qu’il modelait. Cette démarche complète témoignait de son engagement qui allait bien au-delà de la seule représentation plastique.

Fils d’une artiste et d’un géologue, il a grandi à Paris où il a découvert sa passion au Museum national d’histoire naturelle et à l’ancien zoo de Vincennes. Après un déménagement en Normandie dans son adolescence, il a suivi une formation aux Beaux-Arts de Rouen, forgeant ainsi le langage qui allait faire sa renommée.

Son œuvre a touché un large public, y compris des personnalités comme le comédien François Cluzet. Ce dernier soulignait la capacité du sculpteur à insuffler la vie et une profonde humanité dans le regard de ses animaux de bronze, rendant palpable leur existence silencieuse. L’héritage de Michel Bassompierre demeure, une invitation à la contemplation et au respect du monde animal.

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