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Économie

Le détroit d’Ormuz, théâtre d’une nouvelle paralysie stratégique

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_**La principale artère mondiale du transport d’hydrocarbures est à nouveau fermée, chaque camp justifiant son blocus par les actions de l’adversaire.**_

Le trafic maritime est une nouvelle fois interrompu dans le détroit d’Ormuz depuis ce lundi. Cette fermeture fait suite à la décision de Téhéran de rétablir son contrôle strict sur ce passage crucial, annulant ainsi la réouverture qu’elle avait elle-même décrétée quelques jours plus tôt. Les autorités iraniennes invoquent comme motif le maintien du blocus américain sur ses ports, une mesure que Washington continue d’appliquer.

Les conséquences sont immédiatement visibles sur le plan commercial. Alors qu’une cinquantaine de bâtiments avaient profité de la courte fenêtre d’ouverture, le flux s’est considérablement tari. Seules quatre unités ont effectué la traversée depuis dimanche, selon les données des spécialistes du suivi maritime. Parmi elles, le Nova Crest, un navire sous pavillon iranien frappé de sanctions américaines, a pris la direction du golfe d’Oman. À l’inverse, le méthanier Axon I, également sous le coup de sanctions, a reçu l’autorisation de Téhéran pour entrer dans le Golfe à destination des Émirats arabes unis.

Les forces américaines affirment pour leur part avoir contraint de nombreux navires à rebrousser chemin. Leur bilan fait état de vingt-sept bâtiments ayant reçu l’ordre de faire demi-tour ou de regagner un port iranien depuis le début des opérations. Dimanche, la progression de plusieurs cargos, dont le porte-conteneurs Shamim et le vraquier Artman, a ainsi été stoppée près du port de Chabahar. Dans un cas présenté comme plus conflictuel, les autorités américaines rapportent avoir dû arraisonner le porte-conteneurs Touska après son refus de se soumettre aux injonctions.

Cette situation laisse en suspens le sort de centaines de navires. Plus de sept cent cinquante bâtiments commerciaux, dont une moitié environ sont des pétroliers ou des méthaniers, restaient immobilisés dans le golfe dimanche. Cette nouvelle paralysie intervient à un moment particulièrement sensible, à l’approche de la fin théorique du cessez-le-feu actuellement en vigueur dans la région.

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