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Économie

Un nouveau chapitre s’ouvre pour les relations entre la Hongrie et l’Union européenne

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La défaite électorale de Viktor Orban suscite un vent d’optimisme prudent à Bruxelles, où l’on espère une normalisation des rapports après des années de tensions. L’arrivée annoncée de Peter Magyar à la tête du gouvernement hongrois laisse entrevoir des évolutions sur plusieurs dossiers clés qui étaient jusqu’alors dans l’impasse.

Le changement de majorité à Budapest est perçu comme une opportunité de relancer la coopération au sein du Vingt-Sept. Les capitales européennes, qui avaient dû composer avec un partenaire souvent perçu comme un obstacle, anticipent désormais des discussions plus constructives. La priorité immédiate concerne le soutien financier à l’Ukraine. Le blocage hongrois sur le prêt de 90 milliards d’euros, validé en décembre mais jamais débloqué, pourrait être levé. Si une action de la part de l’administration sortante paraît improbable, la pression sera forte sur le nouveau gouvernement pour qu’il autorise rapidement le déblocage de ces fonds.

La question des sanctions contre la Russie suit une logique comparable. Les récentes difficultés pour adopter de nouvelles mesures, en raison des vetos de Budapest, pourraient s’estomper. Les observateurs notent toutefois que le futur Premier ministre, Peter Magyar, devra naviguer avec prudence. Il cherchera vraisemblablement à affirmer son indépendance et à éviter de paraître comme un simple exécutant des volontés bruxelloises. Cette posture pourrait influencer son approche sur le dossier plus long terme de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. Si l’obstruction systématique devrait cesser, une adhésion enthousiaste et rapide de la Hongrie à ce processus n’est pas attendue, d’autant que d’autres capitales nourrissent également des réserves.

Sur le plan diplomatique, l’atmosphère au Conseil européen devrait gagner en sérénité. Certains dirigeants avaient vivement critiqué les méthodes de l’ancien gouvernement, notamment après des révélations sur des échanges avec Moscou. En retour, Bruxelles pourrait faciliter le dégel de fonds de cohésion gelés à l’encontre de la Hongrie, soit près de 18 milliards d’euros, en raison de préoccupations liées à l’état de droit. La Commission européenne a déjà indiqué sa volonté d’avancer rapidement sur ce dossier, suivant un scénario similaire à celui appliqué à la Pologne, dès lors que les engagements de réformes seront concrétisés. Cette perspective offre au futur gouvernement hongrois une marge de manœuvre politique et économique significative.

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