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Blocus américain dans le détroit d’Ormuz après la rupture des discussions avec Téhéran

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La décision unilatérale de Washington, annoncée par l’ancien président, intervient au lendemain de l’échec des pourparlers de paix. Elle risque d’aggraver considérablement les tensions dans une région déjà en proie aux conflits.

L’administration américaine a ordonné l’établissement d’un blocus naval dans le détroit d’Ormuz. Cette mesure fait suite à l’interruption des discussions engagées avec la République islamique d’Iran, qui n’ont pas permis de trouver un terrain d’entente sur le dossier nucléaire. Les échanges, qui se sont tenus pendant plus d’une vingtaine d’heures dans la capitale pakistanaise, avaient pour objectif de mettre un terme aux hostilités au Moyen-Orient.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, l’ancien président américain a indiqué que plusieurs points avaient reçu un accord de principe, mais que les négociateurs iraniens avaient refusé toute concession concernant leur programme atomique. Il a réitéré la position de Washington, selon laquelle des frappes contre les installations énergétiques iraniennes restent une option envisageable en l’absence de progrès diplomatiques. Le différend sur les ambitions nucléaires présumées de Téhéran constitue l’une des causes principales du conflit régional déclenché fin février, dont le bilan humain et économique est très lourd.

Les modalités pratiques de ce blocus, qui viserait à interdire le transit maritime dans ce goulet d’étranglement crucial pour les exportations mondiales d’hydrocarbures, n’ont pas été précisées. Le contrôle effectif de cette voie d’eau est actuellement assuré par les forces iraniennes, qui ont réagi en affirmant maîtriser totalement la circulation dans le détroit et en promettant une réponse militaire ferme à toute intervention. Téhéran a par ailleurs instauré un système de péage pour son franchissement, une initiative jugée inacceptable par plusieurs capitales occidentales et arabes.

La nouvelle de la rupture des pourparlers a été accueillie avec consternation en Iran, où la population subit depuis plusieurs semaines les effets des bombardements, des pénuries et des restrictions de communication. Les autorités sanitaires iraniennes font état de plusieurs milliers de victimes depuis le début des hostilités. Face à cette impasse, plusieurs acteurs internationaux, dont le Pakistan médiateur, l’Union européenne et le sultanat d’Oman, ont lancé des appels pressants à la poursuite du dialogue et à la préservation de la trêve actuellement en vigueur. Moscou s’est également dit prêt à contribuer à un processus de médiation.

Si les délégations ont quitté Islamabad, aucune des deux parties n’a totalement fermé la porte à de futures discussions. Le représentant américain a évoqué une « offre finale » soumise à Téhéran, tandis que la diplomatie iranienne a dénoncé des tentatives de diktat et pointé un climat de méfiance réciproque. Parallèlement, des contacts séparés sont prévus cette semaine à Washington concernant le front libanais du conflit, même si la principale formation politique soutenue par l’Iran rejette tout dialogue direct avec l’État hébreu.

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