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La vie aérienne libanaise persiste sous les frappes

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Malgré la proximité des opérations militaires, l’aéroport international de Beyrouth maintient une activité réduite mais continue, dans un équilibre précaire assuré par des canaux de communication discrets.

Au cœur des tensions régionales, le trafic aérien civil libanais s’efforce de préserver un semblant de normalité. Les pistes de l’aéroport Rafic Hariri voient encore décoller et atterrir les appareils de la compagnie nationale Middle East Airlines, alors que des impacts israéliens frappent régulièrement la banlieue sud avoisinante. Cette activité se poursuit sur la base d’évaluations de sécurité permanentes, selon les responsables de l’aviation civile.

Le flux des passagers s’est considérablement amenuisé, représentant environ quarante pour cent du volume habituel. La plupart des transporteurs étrangers ont suspendu leurs rotations, laissant la Middle East Airlines assurer seule un service minimal, principalement vers la Turquie. Dans les halls presque déserts, quelques voyageurs patientent sous la surveillance de forces de sécurité, tandis que les travaux d’extension du terminal se poursuivent, anticipant une reprise future.

La coordination aérienne constitue un défi quotidien. Dans le ciel, les avions de ligne croisent des drones et des appareils militaires. Pour prévenir tout risque, des corridors aériens distincts sont strictement respectés, et les positions des avions civils sont continuellement communiquées. Selon des sources aéronautiques, cette coordination passe essentiellement par des relais diplomatiques, qui facilitent l’échange d’informations entre les parties.

Les autorités aéroportuaires affirment que la sécurité des installations et de l’espace aérien adjacent est garantie. Elles soulignent leur détermination à maintenir cette porte ouverte sur le monde, malgré le conflit. Pour les quelques passagers qui empruntent encore ces vols, comme cet Australien d’origine libanaise rencontré sur place, la principale préoccupation reste la confirmation de leur départ, bien plus que le grondement lointain des explosions.

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