Monde
L’étau judiciaire se resserre sur l’opposition turque autour du procès d’Imamoglu
_**Alors que s’ouvre le deuxième mois du procès du maire d’Istanbul, la principale formation d’opposition dénonce une manœuvre politique visant à l’étouffer.**_
Le procès d’Ekrem Imamoglu, figure centrale de l’opposition et édile de la plus grande ville de Turquie, se poursuit dans un climat de fortes tensions. Détenu depuis plus d’un an, l’élu est jugé avec plusieurs centaines de co-accusés dans une affaire présentée par l’accusation comme un vaste réseau criminel. Il encourt plusieurs millénaires de peines de prison cumulées. Ses soutiens et son parti, le Parti républicain du peuple (CHP), y voient une instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques, une accusation régulièrement rejetée par les autorités.
La défense et des observateurs juridiques pointent du doigt les conditions de la procédure. Le bâtonnier d’Istanbul a notamment qualifié d’inconstitutionnelles les détentions provisoires d’une grande partie des accusés. Si quelques-uns ont depuis été placés sous contrôle judiciaire, la majorité reste incarcérée dans l’attente du verdict, lequel n’est pas attendu avant plusieurs mois. Pour les avocats de la défense, la dimension politique du dossier éclipse souvent les considérations purement juridiques, compliquant leur travail.
Cette affaire intervient dans un contexte de pression accrue sur les rangs de l’opposition. Depuis l’ouverture des audiences, plusieurs autres maires du CHP ont été interpellés, alimentant les critiques sur une volonté d’affaiblir systématiquement la principale force politique rivale du pouvoir en place. Le président du CHP a dénoncé une stratégie visant à entraver l’ascension de son parti et à transformer le pays en une vaste prison pour ses adversaires.
La couverture médiatique du procès fait également l’objet de vives critiques. Des organisations de défense des droits humains ont alerté sur les entraves au travail des journalistes, appelant à plus de transparence. Dans l’opinion publique, une partie des sympathisants de l’opposition exprime un profond scepticisme quant à l’impartialité des tribunaux. Pour eux, seule une alternance politique future pourrait permettre la libération des élus incarcérés, dont ils estiment l’innocence avec conviction.
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