Monde
Djibouti aux urnes pour un scrutin présidentiel aux contours prévisibles
Les électeurs se rendent aux bureaux de vote ce vendredi pour une élection où le président sortant, au pouvoir depuis un quart de siècle, fait figure de favori incontesté face à un candidat d’opposition méconnu.
Les citoyens djiboutiens ont débuté l’exercice du vote ce vendredi. Le scrutin, qui doit désigner le prochain président de la République, oppose le chef de l’État sortant, Ismaïl Omar Guelleh, à un unique concurrent, Mohamed Farah Samatar. Ce dernier, à la tête d’une formation politique sans représentation parlementaire, peine à se faire connaître du grand public.
Dans la capitale, le démarrage des opérations de vote a connu quelques perturbations. Certains bureaux, prévus pour ouvrir à l’aube, ont accusé un retard, tandis que d’autres attendaient encore de commencer. Une affluence modeste était observée en début de matinée à la mairie, lieu où le président en exercice est attendu pour déposer son bulletin.
À la tête du pays depuis 1999, Ismaïl Omar Guelleh a consolidé son autorité sur cet État de la Corne de l’Afrique, dont la position géostratégique est un atout majeur. La présence sur son sol de bases militaires étrangères, notamment celles de la France, des États-Unis et de la Chine, procure au pays des revenus substantiels ainsi qu’une certaine protection.
Le territoire, qui commande l’accès à la mer Rouge par le détroit de Bab-el-Mandeb, est un point de passage crucial pour le commerce maritime international. Un peu plus de 256 000 électeurs sont inscrits pour participer à ce scrutin, dont les premiers résultats sont anticipés en fin de journée.
La campagne électorale a été marquée par une visibilité contrastée entre les deux candidats. Les affiches à l’effigie du président sortant dominent l’espace public dans la capitale, alors que son adversaire reste une figure discrète. Les meetings de ce dernier ont rassemblé une assistance limitée, selon les images diffusées par la télévision nationale.
L’opposition politique, décrite comme fragmentée et faisant l’objet de restrictions, ne dispose pas d’une audience significative. Les organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse relèvent régulièrement des entraves à l’expression dissidente et un paysage médiatique très contrôlé.
La candidature d’Ismaïl Omar Guelleh a été rendue possible par une révision constitutionnelle récente ayant supprimé la limite d’âge pour se présenter. Ses partisans invoquent la nécessité d’assurer la stabilité dans une région instable, tandis que des observateurs y voient une conséquence des difficultés à désigner un successeur consensuel au sein de l’établissement politique.
L’économie nationale, fortement tributaire des activités portuaires, doit composer avec des défis structurels, dont un taux de chômage élevé parmi la jeunesse et un endettement public important. Les choix de développement ont également creusé des clivages, certaines communautés se sentant exclues des bénéfices de la croissance.
Malgré l’issue du scrutin qui semble peu incertaine, les électeurs rencontrés expriment leur intention de participer au vote, considéré comme un devoir civique.
-
SociétéEn Ligne 5 joursIsabelle Aubret, l’oiseau chanteur qui n’a pas dit son dernier mot
-
MondeEn Ligne 5 joursIsraël menace de frapper un axe frontalier clé entre le Liban et la Syrie
-
MondeEn Ligne 5 joursLe Japon célèbre la fertilité lors d’une procession traditionnelle insolite
-
SociétéEn Ligne 5 joursSandrine Rousseau confirme son installation en Bretagne et lance une invitation végétale
-
NewsEn Ligne 3 joursGaz : une augmentation jusqu’à 25 % attendue dès le mois de mai
-
NewsEn Ligne 3 joursL’ancien magistrat Philippe Bilger règle ses comptes avec CNews dans un livre accusateur
-
MondeEn Ligne 7 joursL’offensive israélienne s’étend au Liban, la crise régionale s’enlise
-
SociétéEn Ligne 3 joursCinquante ans après, les « Anges » planent toujours sur Hollywood