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Économie

Le FMI anticipe un ralentissement économique mondial durable sous l’effet du conflit

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La directrice générale de l’institution, Kristalina Georgieva, a dressé un tableau assombri des perspectives, mettant en garde contre les risques pour la sécurité alimentaire et la stabilité des prix.

Les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient devraient se faire sentir sur le long terme, selon les analyses du Fonds monétaire international. L’institution, qui s’apprête à publier ses nouvelles prévisions, s’attend désormais à une révision à la baisse de la croissance mondiale, alors qu’une tendance inverse était envisagée auparavant. L’incertitude géopolitique actuelle conduit le FMI à élaborer plusieurs scénarios, allant d’une résolution relativement rapide à une période prolongée de tensions sur les marchés de l’énergie.

Cette nouvelle crise a des conséquences directes sur les populations les plus vulnérables. La flambée des prix de l’énergie et les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, notamment pour les engrais, pourraient plonger des dizaines de millions de personnes supplémentaires dans une situation d’insécurité alimentaire. Selon les estimations, le nombre total d’individus confrontés à la faim pourrait dépasser les 360 millions. Les effets sont inégalement répartis, frappant de plein fouet les pays à faible revenu et les importateurs nets de pétrole, dont les marges de manœuvre budgétaires sont souvent limitées.

Au-delà de l’urgence humanitaire, le choc énergétique menace la stabilité macroéconomique. Il risque de déstabiliser les anticipations d’inflation et de déclencher un nouveau cycle de hausse des prix, complexifiant la tâche des banques centrales. Même dans l’hypothèse d’une paix durable, la croissance mondiale en sortira affaiblie, en raison des dommages aux infrastructures, de la perte de confiance et des ruptures d’approvisionnement persistantes.

Face à cette situation, les autorités monétaires et budgétaires doivent adopter une approche mesurée. Les banques centrales sont invitées à réagir avec fermeté par des hausses de taux si les anticipations inflationnistes venaient à se dégrader. Concernant la politique budgétaire, un soutien ciblé est possible, mais uniquement pour les États disposant des ressources nécessaires, afin d’éviter d’alourdir une dette déjà élevée. Le FMI se tient prêt à apporter une assistance financière supplémentaire à ses pays membres, dont le besoin est estimé entre 20 et 50 milliards de dollars.

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