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Économie

L’Italie plaide pour une flexibilité budgétaire européenne face aux tensions géopolitiques

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La Première ministre Giorgia Meloni a appelé à une suspension coordonnée des règles de déficit si le conflit au Moyen-Orient s’aggrave, évoquant une réponse à la hauteur de celle déployée pendant la pandémie.

Devant le Parlement italien, la cheffe du gouvernement a exposé une position ferme concernant les contraintes financières de l’Union européenne. Elle a estimé que la communauté européenne devait se préparer à une réaction collective et ambitieuse si la situation internationale venait à se dégrader durablement. Une telle réponse, selon ses termes, devrait s’inspirer du cadre exceptionnel mis en place lors de la crise sanitaire.

Dans cette perspective, Mme Meloni a explicitement évoqué la possibilité de geler temporairement l’application du Pacte de stabilité et de croissance. Elle a insisté sur le caractère général et non individuel d’une telle mesure, qui constituerait un outil de solidarité face à des chocs économiques externes. Les traités européens prévoient en effet cette faculté de suspension en cas de circonstances exceptionnelles.

Le contexte actuel, marqué par des risques pesant sur les approvisionnements énergétiques et les chaînes logistiques, justifie selon elle une vigilance particulière. Le gouvernement italien a déjà pris des dispositions nationales pour atténuer l’impact de la flambée des coûts de l’énergie sur les ménages et les entreprises. La Première ministre a affirmé sa détermination à poursuivre ces efforts pour contenir l’inflation.

Ces déclarations interviennent après une série de déplacements diplomatiques de la dirigeante italienne dans plusieurs pays producteurs d’hydrocarbures. L’objectif affiché est de garantir la sécurité des approvisions de l’Italie, qui demeure fortement tributaire des importations de gaz naturel en provenance de cette région. Un voyage en Azerbaïdjan est également annoncé.

La question budgétaire reste sensible pour Rome, qui a récemment frôlé le seuil de déficit public imposé par Bruxelles. Après des années d’assainissement des finances publiques, le pays maintient un déficit légèrement supérieur à la limite des trois pour cent du produit intérieur brut. L’appel de Mme Meloni reflète une préoccupation croissante concernant la capacité de l’Europe à absorber de nouveaux chocs économiques sans assouplir temporairement son cadre financier.

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