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Un correspondant d’Al Jazeera tué dans une frappe, Israël affirme avoir ciblé un cadre du Hamas

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Les autorités israéliennes ont présenté le journaliste comme un combattant opérant sous une identité professionnelle, une version immédiatement contestée par sa rédaction et des organisations de défense de la presse.

L’armée israélienne a reconnu être à l’origine d’une frappe aérienne ayant coûté la vie à un correspondant de la chaîne Al Jazeera dans la bande de Gaza. Dans un communiqué publié jeudi, elle a justifié cette intervention en qualifiant la victime de membre actif du Hamas, qu’elle accusait d’utiliser sa couverture médiatique pour mener des activités militaires. Selon les déclarations militaires, l’homme aurait occupé un poste opérationnel au sein de l’unité de production d’armements du mouvement palestinien et planifié des actions contre les forces israéliennes déployées dans le secteur.

La rédaction d’Al Jazeera a vivement réagi à ces allégations, dénonçant un assassinat délibéré et annonçant son intention d’engager toutes les procédures juridiques disponibles. La chaîne affirme que son collaborateur, Mohammed Wishah, exerçait strictement ses fonctions journalistiques au moment de l’attaque qui a détruit son véhicule. Elle y voit une tentative d’intimidation systématique visant les professionnels des médias couvrant le conflit.

Cette nouvelle disparition porte à cinq le nombre de journalistes de la chaîne qatarie tués depuis le début des hostilités. L’organisation Reporters sans frontières a immédiatement condamné cet acte, rappelant qu’il s’agissait du deuxième décès de professionnel des médias imputé à l’armée israélienne depuis l’entrée en vigueur du dernier cessez-le-feu. L’ONG a une nouvelle fois exhorté la communauté internationale à se saisir de ce dossier pour mettre un terme à ce qu’elle décrit comme une impunité persistante dans l’enclave palestinienne.

Le bilan des victimes parmi les journalistes à Gaza demeure particulièrement lourd, avec plus de deux cent vingt noms recensés par les défenseurs de la liberté de la presse depuis octobre 2023. Les frappes israéliennes se poursuivent dans le territoire malgré la trêve, l’état-major justifiant ces opérations par la nécessité de neutraliser des cibles présentées comme des éléments armés du Hamas.

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