Nous rejoindre sur les réseaux

Culture

Le bicorne oublié de Napoléon sort de l’ombre à Chantilly

Article

le

Un des derniers chapeaux portés par l’Empereur à Sainte-Hélène, récemment authentifié après des décennies d’oubli, sera présenté au public à partir du mois de juin.

Un témoignage matériel de l’exil ultime de Napoléon Ier va prochainement être dévoilé. Un bicorne en feutre noir, ayant appartenu à l’Empereur, sera exposé à partir du 6 juin au musée Condé, au sein du château de Chantilly. Cette pièce, longtemps conservée dans les réserves et passée inaperçue des spécialistes, a récemment fait l’objet d’une authentification complète.

L’histoire de ce couvre-chef est intimement liée aux derniers moments de Napoléon. Il figure parmi les quelques effets personnels que l’Empereur déchu emporta avec lui à Sainte-Hélène. Mentionné dans son testament et destiné à son fils, il fut finalement légué à sa sœur, Caroline Murat, avant d’intégrer les collections du musée Condé au début du XXe siècle. Son parcours a pu être retracé avec une certitude absolue grâce à des recherches archivistiques approfondies.

Les experts soulignent le caractère exceptionnel de cet objet, qui a conservé l’intégralité de ses garnitures d’origine. Réalisé par le chapelier Poupard, fournisseur attitré de Napoléon, il présente toutes les caractéristiques des bicornes impériaux authentiques, depuis ses proportions spécifiques jusqu’à sa doublure en soie. Sa redécouverte est intervenue à l’occasion de la préparation d’une exposition consacrée à Caroline Murat.

Durant le Premier Empire, ces chapeaux, dont une quinzaine d’exemplaires authentifiés subsistent aujourd’hui, sont devenus une véritable signature visuelle de l’Empereur. Leur valeur symbolique et historique se traduit également sur le marché de l’art, où ils atteignent des prix considérables lors des ventes aux enchères. La présentation de cette pièce majeure offre ainsi au public l’occasion de contempler un fragment tangible de la légende napoléonienne.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus