Faits Divers
L’élu insoumis de Saint-Denis sous le feu des critiques gouvernementales
_**À peine installé, le nouveau maire Bally Bagayoko voit ses premières déclarations et orientations politiques susciter une réaction ferme de l’exécutif, préoccupé par le statut des fonctionnaires territoriaux et l’avenir des forces de l’ordre municipales.**_
La prise de fonction du premier magistrat de Saint-Denis, issu des rangs de La France insoumise, s’accompagne d’une tension immédiate avec le gouvernement. L’inquiétude des ministères concernés porte principalement sur des propos tenus par l’édile, laissant entendre que la compatibilité des agents communaux avec le projet politique de la nouvelle majorité pourrait influencer leur carrière. Le ministre chargé de la Fonction publique a adressé un courrier au maire pour lui rappeler le cadre légal intangible. Le texte souligne qu’aucune décision affectant un agent public ne saurait être fondée sur ses convictions personnelles ou son adhésion supposée à une ligne politique, sous peine d’être contestée devant la justice administrative. La lettre ministérielle évoque également le risque de qualifications pénales, telles que le harcèlement moral, en cas de pratiques abusives.
L’élu a par la suite nuancé ses déclarations initiales, affirmant qu’il n’était question d’aucune forme de persécution mais de mobilités professionnelles naturelles. Cette séquence intervient dans un contexte local marqué par une passation de pouvoir houleuse, ponctuée de manifestations hostiles de l’ancienne majorité sortante. L’accession de Bally Bagayoko à la tête de cette grande commune de la petite couronne parisienne l’a également exposé à une vague de commentaires injurieux et racistes sur les réseaux sociaux.
Un second sujet cristallise les désaccords, celui de l’équipement de la police municipale. Le maire a confirmé son intention d’engager une réflexion sur le retrait progressif des lanceurs de balles de défense, tout en maintenant les effectifs et en prônant une police de proximité. Cette annonce aurait provoqué, selon des sources internes, un mouvement de demandes de mutation parmi les personnels de la police municipale, bien que ce chiffre ne soit pas officiellement confirmé. Le ministre de l’Intérieur a pour sa part rappelé la liberté laissée aux maires en la matière, tout en défendant l’utilité de l’armement, présenté comme un facteur de protection des agents et de dissuasion. La polémique a dépassé le cadre strictement gouvernemental, le président du Rassemblement National ayant publiquement offert un accueil dans les communes dirigées par son parti aux policiers municipaux qui le souhaiteraient.
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