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Dernier souffle pour les municipales, premières manœuvres pour 2027
Le second tour des élections locales s’achève ce vendredi dans un climat d’incertitude. Les résultats, attendus serrés dans plusieurs grandes villes, dessinent déjà les contours des futures batailles nationales.
Les bureaux de vote rouvriront dimanche dans près de seize cents communes. Les électeurs devront trancher entre des duels, des triangulaires, voire des scrutins à quatre ou cinq candidats. Ce dernier jour de campagne officielle se concentre sur les villes où aucun projet n’a pu s’imposer dès le premier tour. L’enjeu dépasse désormais largement la gestion locale, les stratégies d’alliances et les reports de voix étant scrutés à l’aune de la prochaine élection présidentielle.
À Paris, la compétition reste indécise entre Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche non-insoumise, et Rachida Dati, soutenue par la majorité présidentielle. Les intentions de vote les placent au coude-à-coude, dans la marge d’erreur des sondages. L’issue dépendra en grande partie des électeurs de Pierre-Yves Bournazel, dont la liste a fusionné avec celle de l’ancienne ministre, et de ceux de la candidate Insoumise Sophia Chikirou, maintenue au second tour. Les déclarations de Sarah Knafo, qui s’est retirée, ont ajouté une dimension polémique à cette fin de campagne.
La situation est tout aussi tendue à Toulouse, où l’alliance entre le socialiste François Briançon et le député Insoumis François Piquemal sera soumise au verdict des urnes face au maire sortant divers droite. À Lyon, le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas apparaît parfaitement équilibré. À Nantes, la fusion technique opérée par la gauche pour faire barrage à la droite a suscité de vifs débats. Même incertitude à Toulon, où la candidate du Rassemblement national affronte la sortante divers droite. Seule Marseille semble pencher en faveur du maire sortant de gauche, Benoît Payan, selon les dernières estimations.
Ces scrutins locaux servent déjà de prélude à la campagne présidentielle. Les rapprochements constatés entre le Parti socialiste et La France insoumise dans plusieurs villes ont provoqué des tensions au sein de la gauche. Des figures comme Raphaël Glucksmann ou François Hollande ont exprimé leurs réserves, appelant à une nécessaire clarification des lignes politiques après le vote. À droite, le parti Les Républicains doit officialiser prochainement le processus de désignation de son candidat, une étape qui n’exclut pas, à terme, des discussions plus larges avec d’autres formations.
Du côté de la majorité présidentielle, Édouard Philippe, donné favori pour sa réélection au Havre, affirme sa stature. Il se positionne en opposition à toute forme de primaire ouverte, un sujet qui anime également les débats à l’extrême droite. Jordan Bardella a réitéré son souhait de voir tomber les clivages avec la droite traditionnelle, tandis que Marine Le Pen maintient la ligne d’un parti se situant en dehors de l’axe gauche-droite classique. Les résultats de dimanche offriront une première photographie, certes locale, des rapports de force en construction pour les trois prochaines années.
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