Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

La BCE écarte le spectre d’une récession en zone euro

Article

le

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a assuré que les projections de l’institution monétaire ne prévoyaient pas de contraction de l’activité, malgré les tensions géopolitiques et la hausse des cours du pétrole.

Les prévisions établies par la Banque centrale européenne excluent toute perspective de recul de l’activité économique au sein de la zone euro. Cette analyse a été réaffirmée par le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui a pris soin de dissiper certaines craintes exprimées sur les marchés. L’institution de Francfort a en effet élaboré plusieurs scénarios, incluant une hypothèse plus favorable, et aucun d’entre eux n’envisage une récession.

Interrogé sur les conséquences d’un baril de pétrole se maintenant durablement au-dessus de 120 dollars, le membre du Conseil des gouverneurs a également rejeté le terme de stagflation, souvent évoqué ces derniers temps. Il a rappelé que le poids de l’énergie dans l’indice des prix à la consommation français s’établissait à environ 9%, dont seulement 4% pour les produits pétroliers. L’enjeu principal, selon lui, réside dans la prévention d’une contagion des hausses de prix à l’ensemble du panier de la consommation.

La BCE a choisi, lors de sa dernière réunion, de maintenir son principal taux directeur à 2%, tout en reconnaissant une aggravation des risques. L’environnement actuel, marqué par une grande incertitude, présente selon elle des dangers à la hausse pour l’inflation et à la baisse pour la croissance. La posture adoptée est donc celle d’une vigilance accrue, a commenté François Villeroy de Galhau.

Certaines voix au sein de l’Eurosystème se montrent toutefois plus enclines à un resserrement monétaire rapide. Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a ainsi laissé entendre qu’une augmentation des taux pourrait être décidée dès le mois prochain si les tensions inflationnistes venaient à s’accentuer. Il a évoqué la possibilité d’une dégradation des perspectives à moyen terme, qui nécessiterait une réponse plus restrictive de la politique monétaire. La prochaine réunion du Conseil des gouverneurs, prévue fin avril, permettra de disposer de données économiques plus complètes pour évaluer la situation.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus