Société
Estrosi tente de mobiliser un front républicain dans le Sud face à la poussée de l’UDR et du RN
Le maire sortant de Nice, en difficulté après le premier tour, lance des appels au retrait de candidats de gauche et de droite à Nice et à Marseille pour contrer ses adversaires.
Christian Estrosi a lancé un appel au rassemblement ce lundi matin. Confronté à un déficit important face à son rival Éric Ciotti, allié au Rassemblement national, le maire sortant de Nice a exhorté les formations de gauche à se retirer dans sa ville. Il a simultanément demandé à la droite de faire de même à Marseille, où le candidat du RN, Franck Allisio, est en position de force au second tour.
L’élu Horizons a justifié sa démarche par la nécessité de « faire barrage » face à des listes qu’il estime dangereuses pour la République. Il a directement interpellé Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de l’union de la gauche arrivée en troisième position à Nice, lui enjoignant de faire preuve de « responsabilité ». La concernée n’a pas répondu dans l’immédiat, mais avait réaffirmé dimanche soir son intention de maintenir sa candidature, arguant que M. Estrosi portait une part de responsabilité dans la situation actuelle.
La réaction des écologistes, par la voix de Marine Tondelier, a été sans appel. La cheffe de file du parti a estimé que Nice ne constituait pas un exemple probant pour un front républicain, pointant du doigt les parcours politiques entremêlés des deux principaux adversaires. Elle a plutôt plaidé pour le maintien d’une candidature de gauche afin d’assurer une présence dans l’opposition municipale.
De son côté, Éric Ciotti a répliqué en invitant les Niçois à « se libérer de l’emprise » de l’actuel maire. L’appel de Christian Estrosi s’est également étendu à d’autres scrutins. Il a pressé Martine Vassal, candidate de la droite et du centre arrivée troisième à Marseille, de se désister pour favoriser le maire sortant divers gauche face au RN. Une position qui ne fait pas l’unanimité au sein de son propre camp, comme l’a laissé entendre le secrétaire général des Républicains. Un appel similaire a été lancé à Franck Proust, candidat de droite à Nîmes.
Cette stratégie de retrait n’est pas une première pour l’édile niçois. Il en a déjà bénéficié par le passé, notamment lors d’élections régionales. Lors des législatives de 2024, il avait soutenu le désistement d’un de ses proches collaborateurs en faveur d’une candidate du Nouveau Front populaire, à l’exception notable de la circonscription détenue par Éric Ciotti.
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