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Société

L’hommage de l’Assemblée à un militant interroge après la révélation de ses écrits haineux

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La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé son trouble face à la découverte de publications racistes et antisémites attribuées à Quentin Deranque, un militant d’extrême droite auquel l’institution avait rendu hommage.

Des investigations journalistiques ont mis au jour une série de messages publiés sur les réseaux sociaux, attribués au jeune homme décédé en février à Lyon. Ces contenus, à caractère explicitement raciste, antisémite et négationniste, célébraient le régime nazi et proféraient des insultes graves contre des personnalités publiques. Ils contredisent l’image initialement véhiculée d’un jeune catholique pratiquant, révélant des convictions politiques d’une extrême radicalité.

Interrogée à ce sujet, la présidente de l’Assemblée nationale a fait part de son profond malaise. Elle a toutefois tenu à distinguer l’hommage rendu à une personne décédée dans des circonstances violentes d’une quelconque approbation de ses idées. Selon ses explications, la décision d’observer une minute de silence avait été prise collectivement par les responsables des groupes parlementaires, dans un contexte marqué par l’émotion suscitée par ce décès.

L’avocat représentant la famille du militant a pour sa part condamné fermement les propos révélés, tout en dénonçant ce qu’il perçoit comme un acharnement empêchant les proches de faire leur deuil. Il a rappelé que rien ne pouvait justifier la mort violente de son client. Ces éléments relancent le débat sur la manière dont les institutions publiques doivent réagir face à la mort d’individus dont les convictions, révélées a posteriori, heurtent frontalement les valeurs républicaines.

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