Économie
L’économie touristique de Dubaï à l’arrêt, des milliers d’employés dans l’incertitude
Les répercussions du conflit régional se font durement sentir dans l’émirat, où l’activité s’est brutalement interrompue. Des milliers de salariés, souvent expatriés, subissent de plein fouet cette paralysie soudaine.
Sur la célèbre plage de Jumeirah Beach Residence, le contraste est saisissant. Les transats, habituellement pris d’assaut, sont désormais alignés face à une étendue d’eau presque déserte. Les terrasses des restaurants restent vides, tandis que les commerçants observent, impuissants, le flux réduit de passants. Non loin de là, la grande roue Ain Dubai est immobile, et les attractions voisines peinent à attirer des visiteurs malgré des promotions affichées.
Cette soudaine léthargie frappe de plein fouet une économie largement dépendante du tourisme. L’année dernière, la métropole avait accueilli près de vingt millions de visiteurs. La saison actuelle, normalement très active avant l’arrivée des fortes chaleurs, est marquée par une chute vertigineuse de la fréquentation. Les événements récents dans la région ont conduit de nombreux voyageurs à annuler ou reporter leur séjour.
Les conséquences sont immédiates pour les travailleurs du secteur. Un jeune employé sri-lankais d’une société de location de jet-skis confie n’avoir enregistré aucune vente depuis plusieurs jours. Comme beaucoup d’autres, il n’a pas perçu son salaire à la date prévue et doit désormais compter sur des emprunts pour subvenir à ses besoins essentiels. La perspective d’un retour dans son pays d’origine semble compromise par la flambée des prix des billets d’avion, elle-même liée à la réduction du trafic aérien.
Cette situation précaire touche une main-d’œuvre majoritairement étrangère, venue d’Asie ou d’autres pays du Moyen-Orient pour trouver stabilité et opportunités. Un vendeur de parfums, originaire de Syrie, indique que les récents développements sécuritaires ne l’effraient pas personnellement, mais que l’absence de clients menace directement sa subsistance, son revenu étant essentiellement basé sur les commissions. Pour d’autres, un salaire fixe très modeste ne suffira pas à couvrir les dépenses du mois.
Face à cette crise, les établissements hôteliers multiplient les offres promotionnelles pour tenter de séduire la clientèle résidente, à l’approche d’une période festive importante. Certains sites ont par ailleurs été légèrement endommagés par des débris, alimentant les inquiétudes sur l’image de marque du pays, qui cultive depuis des années une réputation d’oasis de stabilité.
Les professionnels du secteur reconnaissent un choc significatif, dont les effets pourraient persister plusieurs mois. Ils rappellent toutefois la capacité de résilience dont a fait preuve la ville par le passé, que ce soit lors de crises financières ou sanitaires. Le retour à une situation apaisée dans la région apparaît comme la condition indispensable à une reprise durable de l’activité. En attendant, des milliers de personnes, piégées par les circonstances, n’ont d’autre choix que d’attendre et d’espérer une amélioration rapide.
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