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Le réseau cubain se réveille après une paralysie généralisée

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Après une interruption massive ayant plongé une grande partie du territoire dans le noir, l’alimentation électrique est progressivement rétablie. La fragilité chronique du système énergétique national reste au cœur des préoccupations.

Le courant a commencé à revenir dans l’île au petit matin, marquant la fin d’une nouvelle panne d’ampleur. Les services du ministère de l’Énergie ont confirmé la réinterconnexion du réseau national, un processus qui s’effectue graduellement. Plusieurs secteurs de la capitale ont ainsi retrouvé l’électricité, bien que le rétablissement complet s’avère lent en raison d’une capacité de production encore insuffisante.

L’incident, survenu en milieu de journée la veille, a principalement affecté les régions centrales et occidentales du pays, incluant La Havane et ses millions d’habitants. Selon les explications officielles, le déclencheur immédiat a été une défaillance imprévue sur la centrale Antonio Guiteras, la plus importante de l’île. Toutefois, les autorités pointent une raison structurelle plus profonde, à savoir la faiblesse générale du système et les difficultés d’approvisionnement en combustibles nécessaires au fonctionnement des groupes de secours.

Cette défaillance s’inscrit dans un contexte de tensions énergétiques persistantes depuis plus de deux ans, ponctuées de coupures récurrentes et parfois totales. La situation s’est notablement dégradée ces derniers mois, avec des périodes de privation pouvant excéder quinze heures dans la capitale et se prolonger davantage en province. L’arrêt des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, survenu récemment sous l’effet de pressions internationales, a considérablement accru les contraintes sur le parc de production.

L’impact sur la population et l’activité économique est significatif, obligeant les autorités à mettre en place des mesures strictes de rationnement et de réorganisation. La pénurie de carburant contraint le pays à une gestion extrêmement rigoureuse de ses ressources énergétiques. Cette crise intervient parallèlement à une recrudescence des frictions diplomatiques avec les États-Unis, qui justifient leur politique de restrictions par des impératifs de sécurité nationale.

La Havane dénonce de son côté une stratégie visant à étouffer son économie, déjà soumise à un embargo commercial de longue date. Alors que le réseau retrouve difficilement son fonctionnement normal, la question de la résilience et de la modernisation des infrastructures énergétiques cubaines demeure entière, exposant le pays à de nouveaux risques de paralysie.

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