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Économie

L’État rejette l’idée de profiter de la flambée des prix à la pompe

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Le ministère de l’Économie a vivement contesté, ce jeudi, les accusations selon lesquelles les finances publiques bénéficieraient de la récente augmentation des tarifs des carburants. Cette hausse est principalement attribuée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Lors d’un échange avec la presse, les services du Bercy ont souligné qu’un renchérissement du pétrole n’était jamais favorable aux comptes publics. Son impact négatif sur la croissance économique se traduit en effet par une érosion des recettes fiscales globales. Le ministère a tenu à rappeler les mécanismes de la fiscalité sur l’énergie. La taxe intérieure de consommation, qui constitue la part la plus importante des prélèvements, est un montant fixe par litre. Elle n’évolue donc pas avec le cours du baril.

Seule la taxe sur la valeur ajoutée, appliquée au prix total du carburant, voit son produit augmenter mécaniquement lorsque les tarifs à la pompe montent. Cette hausse reste toutefois limitée. Ces précisions font suite aux déclarations du dirigeant d’un groupe de distribution, qui affirmait que plus de la moitié du prix payé par le consommateur revenait directement à l’État, faisant de ce dernier le principal bénéficiaire de la situation.

Dans le même temps, l’exécutif a convoqué les représentants de la filière pétrolière pour s’assurer de l’absence de mouvements de prix excessifs. Les professionnels du secteur ont garanti qu’aucune pénurie n’était à craindre sur le territoire national, le taux de fonctionnement du réseau de stations-service étant jugé très satisfaisant. Cette réunion visait également à prévenir toute spéculation sur les carburants, dans un contexte international volatil.

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