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Économie

La Bourse de New York s’apprête à tourner la page du traditionnel gong

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Le temple historique de la finance américaine envisage une ouverture permanente, une mutation profonde portée par les nouvelles technologies et les attentes d’une génération d’investisseurs.

Le rituel séculaire du coup de cloche ouvrant et fermant les séances à Wall Street pourrait bientôt appartenir au passé. Le New York Stock Exchange a dévoilé son projet de lancer une plateforme de transactions fonctionnant sans interruption, sept jours sur sept. Cette initiative, qui nécessite l’aval du régulateur des marchés américains, la SEC, marquerait une rupture fondamentale avec l’organisation traditionnelle des échanges.

Cette évolution s’appuierait sur l’utilisation de jetons numériques, des représentations électroniques des actions cotées. Le Nasdaq, la place de prédilection des valeurs technologiques, envisagerait quant à lui une ouverture continue cinq jours par semaine dès cette année. Ces projets répondent à une demande croissante, illustrée par l’explosion des volumes traités en dehors des horaires standards ces dernières années.

À l’origine, la concentration des transactions dans une plage horaire définie était une nécessité pratique, héritée d’une époque où les opérations se réglaient physiquement et sur papier. L’avènement des plateformes électroniques a progressivement rendu ce cadre obsolète. Pour ses partisans, une bourse ouverte en permanence correspond aux habitudes d’une nouvelle génération d’investisseurs, habituée à trader des actifs numériques à toute heure.

Les motivations de Wall Street dépassent le simple confort des particuliers. Il s’agit aussi de renforcer l’attractivité internationale de la première place financière mondiale face à une concurrence accrue, notamment européenne. Un règlement instantané des transactions, contre un délai habituel d’un jour, constituerait un avantage opérationnel significatif.

Certains observateurs restent néanmoins sceptiques. Ils soulignent que l’essentiel de l’activité et des événements influençant les cours se concentre toujours sur les horaires classiques. Les grands investisseurs institutionnels et les banques, piliers du marché, ne modifieraient probablement pas leurs habitudes de travail. Sans une adaptation de l’ensemble de l’écosystème financier, l’impact d’une ouverture permanente sur la liquidité réelle et la dynamique des marchés pourrait donc être limité.

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