Monde
Le pouvoir iranien resserre l’étau numérique après une brève accalmie
Après une interruption totale de près de dix jours, la connexion au réseau mondial demeure extrêmement restreinte en Iran. Cette mesure vise à étouffer toute information sur la répression en cours, selon des observateurs internationaux.
Les autorités iraniennes ont de nouveau drastiquement limité l’accès à internet dimanche soir, après une très courte période durant laquelle certains services en ligne avaient été partiellement rétablis. Cette reconnexion, fortement filtrée, avait permis à quelques citoyens de transmettre des récits détaillés sur la situation intérieure. L’organisation Netblocks, spécialisée dans la surveillance des réseaux, a confirmé cette régression, notant une chute brutale du trafic après environ 240 heures de blackout quasi total.
Cette coupure sans précédent avait été décrétée le 8 janvier, alors que des appels à manifester se multipliaient à travers le pays. Le mouvement, né fin décembre de griefs économiques, s’était transformé en une contestation politique d’ampleur. Le rétablissement, même partiel, de certains outils comme les services Google ou l’application WhatsApp, reste très aléatoire et inégal selon les régions et les opérateurs. La direction de l’un des principaux opérateurs téléphoniques du pays a d’ailleurs été limogée pour ne pas avoir appliqué les consignes de restriction.
En parallèle de ce verrouillage numérique, les établissements scolaires et universitaires, fermés depuis une semaine, ont rouvert leurs portes. Le président Masoud Pezeshkian a évoqué la nécessité de faciliter les activités commerciales en ligne, recommandant un assouplissement des restrictions. Cette déclaration contraste avec la réalité d’un internet toujours sous contrôle étroit.
Malgré l’isolement informationnel imposé, des témoignages et des images continuent de parvenir à l’extérieur, souvent via des systèmes de connexion par satellite. Plusieurs organisations non gouvernementales rapportent une répression violente des rassemblements, faisant état de tirs des forces de sécurité sur les foules. Les hôpitaux seraient débordés par l’afflux de blessés.
Le bilan humain reste très controversé. Le guide suprême Ali Khamenei a évoqué pour la première fois samedi des « milliers » de victimes, qu’il impute aux « séditieux » manipulés par l’étranger. Les autorités judiciaires rejettent catégoriquement les chiffres avancés par des ONG ou des médias en exil, qui font état de plusieurs milliers de morts parmi les manifestants. Le pouvoir judiciaire a par ailleurs annoncé l’ouverture de procès rapides, certains pouvant déboucher sur des accusations capitales pour « guerre contre Dieu ».
Des analystes estiment que la direction iranienne considère les mesures les plus répressives, y compris les exécutions, comme un outil de dissuasion à long terme, malgré les condamnations internationales qu’elles pourraient entraîner. La situation demeure extrêmement tendue, le blackout communicationnel servant de rideau à une crise dont l’ampleur exacte reste difficile à évaluer de l’extérieur.
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