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L’intermédiaire Alexandre Djouhri réclame sa remise en liberté avant le procès en appel
_**L’homme d’affaires, seul prévenu encore incarcéré dans le dossier dit « libyen », a plaidé lundi devant la cour d’appel de Paris. Le ministère public s’est opposé à sa libération, invoquant un risque de fuite. La décision sera rendue ce mercredi.**_
Alexandre Djouhri a renouvelé sa demande de mise en liberté devant la cour d’appel de Paris. L’intermédiaire, condamné en première instance à six ans d’emprisonnement dans le cadre de l’affaire relative aux soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, est le seul prévenu de ce dossier à être toujours détenu. Sa première requête avait été rejetée au début du mois de novembre.
Lors de l’audience tenue lundi par visioconférence depuis la prison de la Santé, l’homme d’affaires de soixante-six ans a assuré qu’il ne prendrait pas la fuite. Il a déclaré n’avoir jamais agi de la sorte et avoir à cœur de préserver son honneur. Il a également exprimé son souhait de pouvoir se présenter sereinement à son nouveau procès.
Son conseil, Me Pierre-Henri Bovis, a plaidé pour une libération sous contrôle judiciaire ou une assignation à résidence avec bracelet électronique. L’avocat a produit une attestation d’hébergement chez un membre de la famille de son client, située à une heure et demie de Paris. Il a dénoncé ce qu’il qualifie d’acharnement judiciaire, soutenant que les motifs de la détention de M. Djouhri reposeraient sur des affirmations erronées. Il a notamment rappelé que le jugement de première instance avait distingué les faits reprochés à son client du volet central du financement présumé de la campagne.
Le représentant du parquet général a, à l’inverse, requis le maintien en détention. Il a estimé que la situation personnelle du prévenu ne pouvait se résumer à une simple garantie de logement. Le magistrat a souligné l’importance de son patrimoine, évalué entre un et cinquante millions d’euros, ainsi que sa possession des nationalités française et algérienne, et sa résidence en Suisse. Selon lui, ces éléments complexes rendraient tout départ vers la Suisse, puis potentiellement vers l’Algérie – un pays avec lequel les collaborations judiciaires sont délicates – difficile à contrer.
L’avocat de la défense a rétorqué que son client n’entretenait aucun lien substantiel avec l’Algérie, n’y ayant jamais résidé ni exercé d’activité professionnelle.
Le procès en appel de cette affaire, qui impliquera dix personnes dont l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et ses anciens collaborateurs Claude Guéant et Brice Hortefeux, est programmé du 16 mars au 3 juin 2026 à Paris. La cour d’appel rendra sa décision sur la demande de mise en liberté ce mercredi.
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