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Économie

Le projet Cigéo franchit une étape majeure sur le chemin de la sûreté

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L’autorité de contrôle du nucléaire a rendu un avis technique favorable sur le dossier de création du futur centre de stockage géologique, ouvrant la voie aux consultations publiques prévues pour 2026.

Le projet de stockage profond des déchets radioactifs les plus dangereux, Cigéo, a obtenu un avis technique jugé satisfaisant de la part de l’Autorité de sûreté nucléaire. Cette évaluation, présentée devant les parlementaires, constitue une étape décisive pour ce programme dont le chantier doit s’étaler sur plus d’un siècle et demi. Elle permet désormais d’envisager le lancement de l’enquête publique au second semestre 2026, prélude à une éventuelle autorisation de création par le gouvernement.

L’avis synthétise plusieurs années d’expertise du dossier déposé par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Les responsables de l’autorité de contrôle ont souligné que l’évaluation préliminaire de sûreté était globalement conforme aux exigences. Ils ont toutefois précisé que cette position ne représentait pas un feu vert définitif, mais ouvrait une phase de consultations et de compléments techniques. De nombreuses démonstrations devront encore être apportées au fil des grands jalons du projet, notamment concernant la performance des ouvrages de confinement ou la maîtrise de certains risques spécifiques.

Le site, prévu à Bure dans la Meuse, est conçu pour accueillir à cinq cents mètres de profondeur les déchets dits de haute activité et de moyenne activité à vie longue. Son exploitation progressive devrait débuter vers le milieu du siècle, pour une fermeture définitive envisagée aux alentours de 2170. La conception retenue par la France repose sur une couche géologique d’argile vieille de 160 millions d’années, distincte des solutions granitiques choisies par d’autres pays européens.

Les prochaines étapes réglementaires offriront, selon les porteurs du projet, autant d’occasions de dialoguer avec la société civile et d’affiner les garanties techniques. Le processus prévoit notamment une phase pilote après une éventuelle autorisation, destinée à conforter les démonstrations de sûreté et le principe de réversibilité. Le calendrier prévisionnel table sur une décision gouvernementale au plus tôt en 2028.

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