Monde
La Géorgie enterre définitivement les poursuites pénales visant Donald Trump
Le dernier chef d’accusation pesant sur l’ancien président américain s’éteint après la décision conjointe du parquet et du tribunal. Cette clôture judiciaire intervient dans un contexte de complexité procédurale et de délais déraisonnables.
La justice géorgienne a mis un terme définitif aux procédures engagées contre Donald Trump et quatorze autres personnes pour leur implication présumée dans des manœuvres visant à renverser les résultats de l’élection présidentielle de 2020. Le procureur en charge du dossier a sollicité l’abandon général des poursuites, une requête immédiatement entérinée par le juge compétent. Cette décision scelle le sort de la dernière inculpation pénale encore pendante à l’encontre de l’ancien chef d’État.
Dans sa recommandation, le procureur a justifié cette orientation par l’impératif d’éviter une procédure s’étalant sur cinq à dix années supplémentaires. Il a qualifié le dossier de maintenu artificiellement en vie, tout en soulignant les obstacles pratiques liés à l’organisation d’un procès dans des délais réalistes. L’éventualité de jugements séparés pour les autres accusés a également été écartée, considérée comme disproportionnée en termes de coûts et de complexité.
L’affaire trouvait son origine dans une enquête déclenchée par un appel téléphonique de l’ancien président à un responsable électoral local, l’enregistrement ayant été rendu public. L’acte d’accusation initial s’appuyait sur une loi relative à la criminalité organisée et visait diverses manœuvres électorales présumées dans plusieurs États. Quatre des personnes initialement mises en cause avaient préalablement plaidé coupable et accepté des peines aménagées en échange de leur coopération.
Cette décision de clôture intervient après le retrait de la procureure initiale pour cause de relation personnelle avec un enquêteur qu’elle avait recruté. Le ministère public a par ailleurs estimé que les faits relevaient davantage de la compétence fédérale que de celle de l’État de Géorgie, notant que des procédures connexes avaient déjà été instruites au niveau fédéral. Ces dernières avaient été classées après l’élection présidentielle de novembre 2024, conformément à la doctrine du ministère de la Justice concernant les poursuites visant un président en exercice.
L’avocat de Donald Trump a salué cette décision comme la fin de ce qu’il a qualifié de persécution politique. Cette affaire avait notamment conduit à la prise de la photographie judiciaire de l’ancien président lors de sa comparution en août 2023. Parallèlement, Donald Trump reste concerné par une condamnation pénale dans l’État de New York pour des paiements occultes, bien qu’il ait bénéficié d’une dispense de peine peu avant son entrée en fonction.
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