Culture
Boualem Sansal rompt le silence après sa libération
L’écrivain franco-algérien, récemment gracié après une année de détention, exprime son attachement au dialogue entre Paris et Alger tout en évoquant les contraintes qui pèsent sur sa parole publique.
L’écrivain Boualem Sansal s’est exprimé pour la première fois depuis son retour en France, après avoir bénéficié d’une mesure de clémence présidentielle algérienne. L’auteur de 81 ans a affirmé son constant engagement en faveur d’une entente renouvelée entre les deux pays, tout en reconnaissant devoir mesurer ses propos dans le contexte diplomatique actuel. Il a souligné que soixante ans après l’indépendance, les références au conflit passé continuaient d’entraver les relations bilatérales.
Interrogé sur les limites imposées à sa liberté d’expression, l’intellectuel a concédé exercer un contrôle rigoureux sur ses formulations. Son attention s’est notamment portée vers le cas du journaliste français Christophe Gleizes, toujours détenu en Algérie et dont le procès en appel doit s’ouvrir prochainement. L’écrivain a précisé avoir appris sa propre libération la veille de son élargissement, après une rencontre en prison avec un interlocuteur qu’il a décrit comme représentant les hautes sphères du pouvoir.
L’auteur a situé l’origine de ses démêlés judiciaires dans les prises de position françaises concernant le Sahara occidental. Le soutien parisien au plan d’autonomie marocain aurait, selon lui, déclenché une période de fortes tensions ayant influé sur son cas. Malgré des traitements médicaux décrits comme exemplaires pour son cancer de la prostate, il affirme avoir vécu une incarcération éprouvante.
L’écrivain a relaté un échange significatif avec son interlocuteur pénitentiaire, qui s’enquérait de ses futures prises de position. Sansal a alors distingué sa critique du régime algérien de son attachement au pays, réfutant toute accusation d’atteinte à l’unité nationale. Il a par ailleurs évoqué sa relation avec l’ancien ministre Bruno Retailleau, dont les positions fermes auraient pu compliquer sa situation sans en être la cause déterminante.
Reconnu pour son œuvre littéraire et ses prises de position politiques, l’ancien haut fonctionnaire purgeant une peine de cinq ans d’emprisonnement avait été arrêté en novembre 2024 à son arrivée à Alger. Son retour en France s’est effectué via l’Allemagne où il avait reçu des soins médicaux, avant une réception discrète par les autorités françaises.
La réapparition médiatique de Boualem Sansal fait l’objet d’une orchestration minutieuse, avec des interventions programmées dans plusieurs grands médias. Il a révélé au Figaro avoir finalement adopté une stratégie épistolaire plus conciliante envers le président Tebboune, après des missives initialement accusatrices. L’écrivain exprime aujourd’hui le souhait de retourner prochainement en Algérie, considérant ce voyage comme une forme de réparation symbolique après l’épreuve subie.
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