Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Les pompiers s’entraînent à l’évacuation du premier téléphérique francilien

Article

le

À quelques semaines de l’inauguration du C1, les sauveteurs ont procédé à des manœuvres de secours en conditions réelles pour garantir la sécurité des futurs passagers.

Dans le ciel hivernal de Limeil-Brévannes, des cabines suspendues ont servi de cadre à un exercice de sécurité d’envergure. Les sapeurs-pompiers de Paris ont testé les procédures d’évacuation du futur téléphérique d’Île-de-France, dont la mise en service est prévue pour la mi-décembre. Cette répétition générale visait à simuler une situation de blocage complet des nacelles.

Trente-cinq professionnels du secours ont participé à ces manœuvres, avec le concours d’agents d’Île-de-France Mobilités jouant le rôle de passagers. Le scénario retenu prévoyait une panne simultanée des moteurs principal et de secours. Deux techniques d’intervention ont été déployées. La première a mobilisé une plateforme élévatrice positionnée au pied d’un pylône, permettant à une équipe spécialisée d’accéder aux voyageurs. La seconde méthode, plus complexe, a vu des spécialistes du GRIMP se déplacer le long des câbles pour atteindre une cabine inaccessible.

D’une longueur de 4,5 kilomètres, cette infrastructure aérienne reliera Créteil à Villeneuve-Saint-Georges. Elle pourra transporter jusqu’à onze mille personnes quotidiennement, avec un départ de nacelle toutes les demi-minutes environ. Chaque cabine est conçue pour accueillir dix passagers assis et dispose d’aménagements pour les personnes à mobilité réduite ainsi que pour les vélos et poussettes. Le système intègre des dispositifs de sécurité avancés, incluant vidéosurveillance et boutons d’appel d’urgence.

Les responsables présents lors de l’exercice ont souligné le caractère exceptionnel de ce type d’intervention. En conditions réelles, la priorité serait donnée au rapatriement des cabines vers les stations. L’évacuation aérienne ne constituerait qu’une solution ultime. Les concepteurs du projet rappellent que les téléphériques comptent parmi les modes de transport les plus fiables, leur principal facteur de sensibilité demeurant les conditions ventées. La circulation sera ralentie dès que les rafales dépasseront soixante-dix kilomètres heure, avec un arrêt complet au-delà de quatre-vingt-dix kilomètres heure.

Ce test réglementaire s’inscrit dans la phase finale de préparation avant l’ouverture au public. Il s’agit du quatrième téléphérique urbain mis en service sur le territoire national, après ceux de Brest, Saint-Denis de La Réunion et Toulouse.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus