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Une unité de police en Seine-Saint-Denis confrontée à de graves accusations

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Des plaintes pour violences et actes de torture ont été déposées contre une compagnie de sécurisation déjà épinglée par le passé, relançant le débat sur ses méthodes d’intervention.

Une unité de police départementale fait l’objet de nouvelles procédures judiciaires après des faits survenus en septembre. Deux hommes, un adolescent de quinze ans et un jeune adulte de vingt-quatre ans, affirment avoir subi des sévices et des humiliations de la part de fonctionnaires. Les incidents se seraient produits le même jour mais concernent des affaires distinctes, selon les documents consultés.

Le mineur aurait été interpellé alors qu’il se cachait dans un local à poubelles, après avoir aperçu des policiers et entendu des détonations près de son domicile. Le jeune homme déclare avoir reçu une dizaine de coups de poing gantés, puis avoir été frappé au visage avec une matraque dans le fourgon de police. Son récit évoque également l’utilisation répétée d’une bombe lacrymogène comme instrument de frappe. L’un des agents aurait filmé la scène tout en exigeant que l’adolescent imite des cris d’animaux entre les violences.

Le second plaignant rapporte avoir été percuté volontairement par une moto de police alors qu’il venait de descendre de son deux-roues. Après avoir perdu connaissance, il affirme s’être réveillé dans un véhicule où il aurait assisté aux mauvais traitements infligés au premier jeune homme. Les deux victimes présumées se sont constituées parties civiles auprès de l’Inspection générale de la police nationale et du parquet de Bobigny.

Cette compagnie de sécurisation et d’intervention avait déjà défrayé la chronique judiciaire ces dernières années. Quatre de ses membres avaient été condamnés en juin 2023 pour faux en écriture publique, deux d’entre eux écopant également de peines pour violences en réunion. Bien qu’initialement promise à la dissolution par l’ancien préfet de police de Paris, l’unité avait finalement été réorganisée et placée sous tutelle parisienne.

La Ligue des droits de l’Homme a récemment publié un communiqué réclamant le démantèlement de cette structure qu’elle estime « structurellement à la dérive ». L’organisation souligne la récurrence des manquements au sein de cette formation policière. Les avocats des plaignants mettent en avant la dimension systématique et humiliante des violences dénoncées, qualifiant certains actes de torture par leur durée et leur caractère dégradant. Le parquet de Bobigny, saisi de l’enquête, n’a pas communiqué sur l’état des investigations.

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