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Économie

Le chef de l’État serbe s’oppose à toute expropriation des capitaux russes dans le secteur pétrolier

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Le président Aleksandar Vucic a réaffirmé sa volonté de préserver les intérêts russes dans la compagnie NIS, tout en cherchant une issue à la crise provoquée par les sanctions américaines.

Le dirigeant serbe a convoqué une réunion gouvernementale extraordinaire pour examiner la situation de la société pétrolière NIS, confrontée à des restrictions financières américaines exigeant le retrait des actionnaires russes. Il a déclaré vouloir explorer toutes les options pour éviter toute mesure coercitive contre les participations russes, tout en fixant un délai d’une semaine pour trouver une solution définitive.

Les autorités américaines ont notifié à Belgrade que la levée des sanctions était conditionnée au départ complet des investisseurs russes de NIS. Cette compagnie, détenue à près de 60% par des entités russes dont Gazprom Neft, représente un pilier énergétique pour la Serbie avec sa raffinerie de Pancevo qui approvisionne 80% du marché national.

Le président Vucic a souligné la complexité de cette crise pour un pays candidat à l’Union européenne qui maintient des relations privilégiées avec Moscou et dépend largement des hydrocarbures russes. Il a évoqué des discussions en cours entre les partenaires russes et des investisseurs potentiels asiatiques et européens pour un transfert pacifique des actions.

Face à l’urgence, le gouvernement serbe se dit prêt à proposer une offre d’achat compétitive aux actionnaires russes si les négociations en cours échouent. La ministre de l’Énergie a rappelé le caractère vital des installations pétrolières pour l’économie nationale, tout en déplorant le manque de consultation des autorités serbes dans les discussions entre Russes et investisseurs tiers.

La société NIS, qui emploie 13 500 personnes et génère un chiffre d’affaires annuel de 3,3 milliards d’euros, dispose de réserves de brut lui permettant de fonctionner jusqu’à fin novembre selon ses dirigeants. Cette échéance accentue la pression sur le gouvernement serbe pour résoudre rapidement cette crise énergétique et diplomatique.

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