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Économie

Le pic des émissions chinoises reporté à l’horizon 2030

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Les prévisions des climatologues s’assombrissent quant au calendrier de la transition énergétique chinoise, alors qu’une étude internationale révèle un décalage significatif des projections.

Une analyse réalisée auprès de soixante-dix spécialistes du climat indique que la Chine devrait atteindre le maximum de ses rejets carbonés autour de 2030, et non dès 2025 comme l’envisageaient précédemment de nombreux observateurs. Cette enquête annuelle, publiée avant la prochaine conférence climatique mondiale, reflète un net recul de l’optimisme qui prévalait l’an dernier, où près de la moitié des experts tablaient sur un pic imminent.

La majorité des chercheurs interrogés – soixante-et-onze pour cent – situent désormais ce tournant entre 2026 et 2030, avec une concentration des pronostics sur l’année 2028. Cette réévaluation intervient alors que Pékin a fixé en septembre un objectif de diminution de sept à dix pour cent de ses émissions nettes d’ici 2035, un seuil jugé accessible par les analystes mais insuffisant au regard des impératifs climatiques globaux.

L’incertitude persiste quant au point de référence qui servira de base aux futures comparaisons, absence qui complique l’évaluation précise des engagements chinois. Une minorité significative d’experts, représentant près d’un cinquième du panel, considère quant à elle que le plus haut niveau d’émissions a déjà été franchi.

Premier émetteur mondial de gaz à effet de serre avec 15,6 milliards de tonnes équivalent CO2, la Chine poursuit parallèlement des investissements massifs dans les véhicules électriques et les énergies renouvelables. Son bilan carbone historique et ses émissions par habitant demeurent cependant inférieurs à ceux des États-Unis, même si l’écart tend à se réduire progressivement.

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