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Économie

Le marché automobile français peine à retrouver son élan

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Malgré une légère embellie en octobre, les ventes de véhicules neufs affichent un recul significatif depuis le début de l’année, dans un contexte de frilosité des consommateurs.

Le secteur automobile français enregistre une progression modeste de 2,9% des immatriculations de voitures particulières neuves au mois d’octobre, avec 139 513 unités écoulées. Cette légère amélioration ne suffit cependant pas à inverser la tendance négative observée depuis janvier, le marché accusant une contraction de 5,4% sur les dix premiers mois de l’année, pour un total de 1 326 302 véhicules. Les professionnels du secteur soulignent la persistance d’une attitude attentiste chez les acheteurs, phénomène qui avait déjà provoqué un repli de 11% en octobre de l’année précédente.

Les perspectives restent mitigées, selon les observateurs, qui notent l’absence d’indicateurs laissant entrevoir une amélioration prochaine de la conjoncture. Le marché peine en effet à retrouver son niveau d’avant la pandémie, qui s’établissait autour de 170 000 véhicules par mois. Le dispositif de location avec option d’achat pour les véhicules électriques, destiné aux ménages modestes, n’a pour l’instant produit qu’un effet limité sur les volumes globaux.

La part des véhicules électriques représente 24% des immatriculations sur le mois d’octobre et 19% depuis le début de l’année, des chiffres encore éloignés des objectifs fixés. Le ministère compétent faisait état de 41 500 bénéficiaires du programme un mois après son lancement, pour une capacité initiale de 50 000 locations.

La répartition du marché entre constructeurs montre une domination partagée entre Stellantis et Renault, qui totalisent ensemble la moitié des ventes en octobre, avec respectivement 25,4% et 24,5% de parts de marché. Renault affiche une dynamique plus favorable, avec une progression de 2,5% sur les dix premiers mois, tandis que Stellantis enregistre un recul de 8,3%, principalement imputable aux marques Peugeot et Fiat. Parallèlement, le segment des véhicules utilitaires légers connaît également une évolution défavorable, avec une baisse de 7,0% sur un an.

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