Économie
Le leasing social ne suffit pas à redresser le marché automobile français
Malgré une légère embellie en octobre, les ventes de véhicules neufs restent en retrait par rapport aux attentes des constructeurs, tandis que l’électrique peine à convaincre les particuliers.
Le dispositif de leasing social a apporté un soutien modéré au secteur automobile au cours du mois d’octobre, sans pour autant inverser la tendance baissière qui caractérise l’année. Les immatriculations de voitures neuves affichent un recul de 5,4 % sur les dix premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2024. Pour atteindre le volume des ventes enregistré l’an dernier, il faudrait réaliser près de 200 000 transactions en novembre et décembre, un rythme qui n’a plus été observé depuis 2009.
Le mois d’octobre a enregistré une légère progression de 2,9 % avec 135 529 véhicules particuliers neufs mis en circulation. Cette hausse, calculée sur une base comparable de jours ouvrés, ne masque pas la frilosité des consommateurs. Les professionnels du secteur soulignent l’absence de signaux encourageants pour les prochains mois, alors que le marché peinait déjà à retrouver son niveau d’avant la pandémie.
Le leasing social, qui permet aux ménages aux revenus modestes de louer avec option d’achat un véhicule électrique grâce à une aide publique, n’a pas produit l’effet escompté. Près de 41 500 bénéficiaires ont été enregistrés un mois après le lancement du dispositif, doté d’une enveloppe de 370 millions d’euros financée par les fournisseurs d’énergie. Les immatriculations de voitures électriques ont certes bondi de 63 % en octobre, représentant 24 % du marché sur le mois, mais cette performance reste en deçà des objectifs fixés.
L’électrique séduit principalement les flottes d’entreprises, tandis que les particuliers manifestent une adoption plus timide. Les aides publiques commencent toutefois à produire des effets sur cette clientèle. Sur le marché global, les groupes Stellantis et Renault se partagent la moitié des parts avec respectivement 25,4 % et 24,5 %. Renault affiche une dynamique positive avec une progression de 2,5 % sur dix mois, contrairement à Stellantis qui enregistre un repli de 8,3 %, principalement porté par les marques Peugeot et Fiat.
Le marché des véhicules utilitaires légers suit la même trajectoire déficitaire, avec une baisse de 7,0 % sur un an. Parallèlement, le secteur de l’occasion représente environ 500 000 transactions mensuelles, dont plus de la moitié concerne des véhicules âgés de plus de dix ans.
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