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Un procès pour homicide s’ouvre après la mort d’une jeune femme de 18 ans

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Quatre ans après les faits, la cour d’assises du Val-de-Marne examine le cas d’un homme de 23 ans qui reconnaît avoir causé la mort d’Anaïs M. mais conteste toute intention homicide.

L’audience s’est ouverte ce mercredi devant la cour d’assises du Val-de-Marne, où comparaît un homme de 23 ans accusé d’avoir provoqué le décès d’une jeune femme de 18 ans. Les faits remontent à la nuit du 9 au 10 mai 2021, lorsque le corps sans vie d’Anaïs M. a été découvert sur un trottoir de Pontault-Combault, en Seine-et-Marne.

Les investigations ont établi que la victime s’était rendue au domicile des grands-parents de l’accusé au Plessis-Trévise après avoir été contactée via une plateforme en ligne. Originaire de Dunkerque, la jeune femme effectuait des séjours réguliers en région parisienne et pratiquait occasionnellement des activités rémunérées dans le domaine de l’escorting, selon les témoignages recueillis durant l’enquête.

Les événements se sont déroulés dans un parking souterrain après une rencontre qui a mal tourné. L’individu, en état d’ébriété, a refusé de régler la totalité de la somme convenue pour une prestation sexuelle interrompue. La discussion a dégénéré en altercation physique. Le prévenu a porté des coups à la jeune femme avant de lui comprimer le cou, provoquant son décès par asphyxie.

Malgré sa formation aux premiers secours, l’homme est resté près de dix minutes aux côtés de la victime sans tenter de lui porter assistance. Il a ensuite transporté le corps jusqu’à une rue voisine où il a été découvert au petit matin par une livreuse de journaux. L’accusé a ultérieurement évoqué une tentative de brûler les vêtements, possiblement dans un geste de dissimulation.

Interpellé quatre jours plus tard au domicile de sa tante en région parisienne, il a été placé en détention provisoire. Durant le procès, la défense a souligné que son client assumait sa responsabilité dans ce drame mais contestait fermement toute volonté de donner la mort. Les avocats ont insisté sur l’absence d’antécédents violents chez l’accusé.

Une expertise psychiatrique a diagnostiqué chez le prévenu un « handicap émotionnel » tout en notant une « dangerosité criminologique », sans pour autant relever de pathologie mentale spécifique. La famille de la victime, représentée par son conseil juridique, vit selon ses propres termes « une horreur absolue » depuis ces événements.

Le verdict de cette affaire sera rendu vendredi par la cour d’assises.

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