Faits Divers
Les contradictions troublantes de l’accusée dans l’affaire Lola


Au cœur des débats à la cour d’assises de Paris, la défense de Dahbia Benkired s’enlise dans des versions successives et des accusations changeantes qui peinent à convaincre l’audience.
L’accusée du meurtre de Lola, âgée de douze ans, a poursuivi mardi devant la cour d’assises de Paris une stratégie consistant à imputer la responsabilité de ses actes à plusieurs de ses anciennes relations. Elle a évoqué des manipulations, des administrations de substances et des violences qu’elle aurait subies dans les mois précédant les faits, tout en multipliant les revirements et les approximations.
L’une de ses premières explications concernant une prétendue influence occulte s’est révélée particulièrement fragile. Après avoir initialement décrit des cérémonies dans des cimetières et la consommation d’une « eau de mort », elle a finalement reconnu ignorer la nature réelle du liquide ingurgité et tempéré ses affirmations sur les lieux supposés de ces rites.
Interrogée sur le rôle déterminant qu’aurait joué l’une de ses connaissances dans le passage à l’acte, l’accusée a maintenu que cette relation avait contribué à son geste. Elle a ensuite imputé une partie de ses motivations à un ancien compagnon, affirmant avoir voulu lui nuire en projetant sur sa victime la colère qu’il lui inspirait.
La crédibilité de ses déclarations a été mise à mal par ses contradictions concernant sa consommation médicamenteuse. Après avoir insisté sur la prise régulière d’un traitement anti-épileptique, elle a dû reconnaître une confusion avec un autre produit, alors que les analyses toxicologiques réalisées après son interpellation n’avaient détecté aucune trace de ces substances.
L’attitude de l’accusée à l’audience, le regard fixe et les bras dissimulés dans les manches de son sweat-shirt, contrastait avec la violence des faits qui lui sont reprochés. Ses différentes versions ont semblé peiner à former un récit cohérent, donnant parfois l’impression d’une tentative désespérée de reconstruire a posteriori les motivations de son acte.
Les témoins qu’elle a cités à la barre n’ont pas davantage convaincu l’audience. Les relations troubles qu’elle entretenait avec eux, oscillant entre dépendance affective et exploitation présumée, ont ajouté une dimension sordide sans pour autant éclaircir les circonstances du drame.
Le procès se poursuit dans une atmosphère de profonde perplexité, où chaque nouvel élément semble accentuer le contraste entre la gravité des faits et l’inconstance des explications avancées par la principale intéressée.





Faits DiversEn Ligne 6 joursMimi Marchand jette l’éponge en pleine audience, Karine Le Marchand vide son sac



SociétéEn Ligne 3 joursLa 2CV revient en version électrique et divise ses fidèles



Faits DiversEn Ligne 6 joursDes pirates font dégivrer les frigos de centaines de supermarchés à distance



PolitiqueEn Ligne 5 joursFerrand ferme la porte au référendum qui contourne le Parlement



Faits DiversEn Ligne 21 heuresÀ Lille, la mairie forcée et l’Apple Store pillé



SociétéEn Ligne 6 joursUne mobilisation lycéenne qui dérape, incidents en série et fusillade dans un collège



ÉconomieEn Ligne 6 joursAir Corsica sort de trois jours de grève et remet ses pilotes en ligne



PolitiqueEn Ligne 6 joursLe budget 2027 arrive à l’Assemblée, et personne ne sait vraiment comment ça va finir








