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Économie

Les États-Unis font capoter l’accord maritime sur le climat

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Un report d’un an a été acté par l’Organisation maritime internationale après une semaine de négociations tendues à Londres, marquée par l’opposition ferme de Washington.

Les pays membres de l’Organisation maritime internationale ont différé d’au moins douze mois leur décision concernant l’adoption d’un cadre mondial visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport maritime. Ce report, entériné par 57 voix contre 49, constitue un revers pour les partisans d’une régulation ambitieuse du secteur. Le plan controversé prévoyait une tarification progressive des émissions carbonées dès 2028, avec pour objectif une décarbonation complète vers le milieu du siècle.

Les discussions ont été marquées par l’intervention déterminée de la délégation américaine, soutenue par plusieurs États producteurs d’hydrocarbures. Des sources diplomatiques ont fait état de pressions exercées sur les pays favorables au texte, incluant des menaces de restrictions commerciales et de mesures administratives. Le secrétaire général de l’institution onusienne s’est dit visiblement affecté par cette issue, reconnaissant la rareté d’un tel blocage dans une enceinte habituellement gouvernée par le consensus.

Plusieurs États européens et des nations insulaires du Pacifique avaient réaffirmé leur soutien au mécanisme proposé, soulignant son importance dans la lutte contre le réchauffement climatique. La position américaine s’inscrit dans la continuité des prises de distance successives de l’administration Trump vis-à-vis des engagements environnementaux internationaux. Un porte-parole européen a qualifié ce report de « regrettable », tout en maintenant la volonté de poursuivre les discussions lorsque les conditions le permettront.

Le dispositif contesté reposait sur un système de contribution financière incitative, où les navires les plus polluants auraient participé à un fonds international destiné à soutenir la transition énergétique du secteur et l’adaptation des pays vulnérables. Son report laisse en suspens la mise en œuvre d’une stratégie coordonnée pour réduire l’empreinte carbone du transport maritime, responsable de près de 3 % des émissions mondiales.

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