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Le dernier fugitif du gang de Roubaix claque la porte de son procès

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Après vingt-sept années de cavale, l’individu comparaît pour des faits remontant aux années 1990, mais refuse catégoriquement de participer aux débats.

Seddik Benbahlouli, âgé de 55 ans, a immédiatement marqué son opposition dès l’ouverture de son procès devant la cour d’assises du Nord. Interpellé aux États-Unis en 2023 puis extradé vers la France, l’homme affirme avoir subi une violation de ses droits et rejette toute collaboration avec la justice. Malgré la demande de la présidente de rester à la barre, il a tenté de quitter la salle d’audience, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre pour être évacué.

L’intéressé, célibataire et sans enfant, originaire de Roubaix, est poursuivi pour tentative de meurtre sur des fonctionnaires de police, recel de véhicule volé et participation à une association de malfaiteurs. Ces charges remontent à l’année 1996, période durant laquelle le groupe criminel, mêlant grand banditisme et islamisme radical, sévissait dans le nord de la France.

Selon les éléments du dossier, des traces ADN de l’accusé ont été relevées sur les lieux d’une attaque à la kalachnikov visant des policiers. L’un d’eux avait été blessé lors de cet incident survenu à Croix, dans la banlieue lilloise. L’avocate des parties civiles a souligné la solidité de ces preuves matérielles.

Après la dissolution du réseau en 1996, Benbahlouli avait disparu, vivant sous une fausse identité à Philadelphie où il travaillait dans le secteur automobile. Les investigations indiquent qu’il aurait transité par plusieurs pays avant de s’établir en Belgique. Sa famille n’avait plus eu de ses nouvelles depuis 1996, et les autorités avaient perdu sa trace deux ans plus tard.

Le procès, qui doit se poursuivre jusqu’au 27 octobre, s’annonce particulièrement attendu lors de l’audition des quatre autres anciens membres du groupe, prévue mercredi. La cour pourrait ordonner le retour forcé de l’accusé lors du témoignage des victimes la semaine prochaine.

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