Culture
Trente ans d’amour ininterrompu pour un classique de Bollywood
Une salle de Bombay projette chaque jour, depuis 1995, le film « Dilwale Dulhania Le Jayenge », établissant un record de longévité cinématographique en Inde.
Depuis trois décennies, la comédie romantique « Dilwale Dulhania Le Jayenge » occupe l’affiche du cinéma Maratha Mandir, situé au cœur de la capitale économique indienne. Ce long-métrage, dont le titre signifie « L’amant emmènera la mariée », est devenu l’œuvre la plus durable de l’histoire du cinéma national. Chaque jour, à 11h30, des spectateurs se pressent dans la salle pour revivre l’histoire de deux jeunes amants défiant les conventions familiales.
Mohammad Shakir, âgé de soixante ans, confie avoir assisté à près de trente séances depuis 1996. Il compte bien poursuivre cette habitude, tant le film conserve son pouvoir d’attraction. Pour la modique somme de quarante roupies, le public se laisse emporter par cette fable sentimentale qui a contribué à l’ascension de Shah Rukh Khan, aujourd’hui star incontestée du septième art indien.
En semaine, la fréquentation est assurée par des étudiants et de jeunes couples, tandis que les séances dominicales rassemblent jusqu’à cinq cents personnes. L’enthousiasme demeure intact, notamment lors de la scène culte où l’héroïne court le long d’un train en marche pour rejoindre celui qu’elle aime. Ce passage déclenche immanquablement une vague d’applaudissements et de vivats.
Le film aborde avec subtilité le clivage entre modernité et traditions, à travers le parcours de jeunes Indiens de la diaspora confrontés aux attentes de leurs aînés. Pour de nombreux habitués, cette œuvre représente bien plus qu’un divertissement. Certains, comme une spectatrice assidue qui bénéficie désormais de la gratuité, y reviennent par fidélité. Les générations plus jeunes, bien que nées après la sortie du film, en apprécient la dimension intemporelle.
Omkar Saraf, âgé de vingt-trois ans, souligne la singularité de cet amour désintéressé, si éloigné des relations contemporaines. Selon lui, seule la projection sur grand écran restitue la magie du long-métrage. Même une interruption temporaire de la programmation en 2015 n’a pas entamé l’engouement du public, rapidement rétabli après de nombreuses protestations.
La localisation du cinéma, attenant à la gare centrale de Bombay, attire également des voyageurs de passage. Kelly Fernandez, touriste espagnole, évoque une expérience culturelle incontournable, comparable à un « Roméo et Juliette » à l’issue heureuse, où la musique et les costumes transcendent la barrière linguistique.
D’après les observateurs, le succès persistant de ce film tient à sa capacité à incarner les aspirations d’une société tiraillée entre héritage et modernité. Considéré comme un monument culturel, il semble promis à une carrière encore longue. La direction du Maratha Mandir s’est engagée à maintenir les projections tant que l’établissement sera en activité, perpétuant ainsi une tradition unique au monde.
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