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La défense de Cédric Jubillar clôt sa plaidoirie par un appel à l’acquittement

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La conseillère de l’accusé a dénoncé jeudi les méthodes d’enquête et invité les jurés à mettre un terme à ce qu’elle qualifie de « cauchemar » pour son client, poursuivi pour le meurtre de son épouse.

L’avocate de Cédric Jubillar a conclu sa plaidoirie devant la cour d’assises du Tarn en exhortant les jurés à prononcer l’acquittement. Emmanuelle Franck a dépeint une procédure qu’elle estime entachée d’irrégularités, évoquant un parcours judiciaire destructeur pour l’accusé. La défense a vivement critiqué le travail des enquêteurs, leur reprochant d’avoir comblé les lacunes de l’instruction par des méthodes contestables.

Me Franck a souligné l’absence de preuves matérielles et rejeté la thèse d’un crime impulsif, soutenue par l’accusation. Selon elle, un acte commis dans la passion laisse nécessairement des traces, or celles-ci font défaut dans ce dossier. L’avocate a démonté point par point les éléments retenus contre son client, qualifiant l’ensemble de construction fragile où les pièces du puzzle ne s’assemblent pas.

La défense s’est également émue de l’utilisation des déclarations des enfants du couple, estimant que leur parole avait été instrumentalisée. Me Franck a rappelé le sort des deux orphelins, soulignant la gravité des conséquences pour ces « invisibles » du procès.

Face aux jurés, présentés comme les « derniers remparts » contre ce qu’elle décrit comme un dévoiement de la justice, l’avocate a plaidé pour un examen serein des faits. Elle a insisté sur la nécessité du doute raisonnable, alors que l’accusé clame son innocence depuis le début de la procédure.

Le ministère public avait requis la veille trente années de réclusion criminelle, estimant que les charges retenues justifiaient une condamnation. L’avocat général avait alors affirmé que le crime parfait n’était pas celui sans cadavre, mais celui qui échappe à la sanction.

Les délibérations s’annoncent décisives dans cette affaire dépourvue de corps, de scène de crime et de preuves directes. Le verdict reposera sur l’intime conviction des neuf membres du jury, dont sept voix sont nécessaires pour prononcer une condamnation.

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