Culture
Le crépuscule des ciné-parcs américains
Ces écrans géants sous les étoiles, jadis fleuron du divertissement familial, luttent aujourd’hui pour leur survie face aux mutations économiques et sociétales.
Dans la nuit virginienne, les phares éteints d’une centaine de véhicules braquent leurs regards vers l’écran lumineux du Family Drive-In. Cette scène nostalgique, où des générations ont partagé films et pop-corn dans l’intimité de leur habitacle, pourrait bientôt appartenir au passé. Le terrain de ce lieu emblématique vient d’être mis en vente pour 1,5 million de dollars, une somme qui rend son rachat impossible pour l’exploitant actuel.
Une campagne de financement participatif a été initiée en septembre pour tenter de préserver ce fragment de patrimoine cinématographique. La mobilisation des habitués, ayant déjà permis de réunir 30 000 dollars, témoigne de l’attachement profond que suscitent ces établissements. Pour de nombreux visiteurs comme Michelle Hutson, qui fréquente les lieux depuis son enfance, la disparition annoncée représente une déchirure dans la transmission culturelle familiale.
Le phénomène dépasse largement les frontières de la Virginie. Sur les 4 000 ciné-parcs recensés durant leur âge d’or dans les années 1950, seuls 300 subsistent aujourd’hui sur le territoire américain. Les spécialistes pointent plusieurs facteurs structurels ayant précipité ce déclin, dont l’essor de la télévision, la pression immobilière et la révolution numérique. La brève résurgence observée pendant la pandémie n’a constitué qu’un sursis éphémère.
La pérennité des derniers établissements repose désormais sur l’engagement opiniâtre de leurs propriétaires. Certains, comme D. Vogel, vice-président de l’association professionnelle du secteur, soulignent la difficulté croissante de l’exercice face à la concurrence des plateformes de streaming. L’association a développé un dispositif de mise en relation pour faciliter la reprise des sites par de nouveaux exploitants, une initiative cruciale alors que nombreux sont les gérants historiques à approcher de la retraite.
Malgré ce contexte difficile, des passionnés continuent d’investir dans ce modèle cinématographique unique. En Louisiane, un couple a engagé 500 000 dollars dans la création d’un nouveau drive-in, convaincu de répondre à une attente locale forte. Pour ces nouveaux acteurs, les ciné-parcs incarnent plus qu’un simple loisir. Ils représentent un creuset de sociabilité et de mémoire collective, un antidote précieux à l’isolement contemporain.
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