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Économie

Un milliard d’euros pour purifier les eaux franciliennes

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La métropole parisienne s’apprête à engager des investissements massifs pour répondre aux nouvelles exigences européennes de traitement des micropolluants dans les eaux usées.

Le syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération parisienne prévoit une enveloppe pouvant atteindre un milliard d’euros sur les deux prochaines décennies pour éliminer les micropolluants des eaux usées. Ces substances, issues principalement des activités humaines, sont présentes dans l’environnement à des concentrations infimes mais potentiellement nocives. Ce chantier s’inscrit dans le cadre de la transposition de la directive européenne sur les eaux résiduaires urbaines, qui impose aux grandes agglomérations un renforcement significatif de leurs dispositifs d’épuration.

L’annonce a été formulée par le président du Siaap lors de la présentation du plan d’investissement 2024-2034. Ce dernier représente un engagement global de 4,15 milliards d’euros destinés à la construction de nouvelles installations ainsi qu’à la modernisation des infrastructures existantes. Le budget actuellement validé ne comprend pas encore les surcoûts liés à la mise en conformité avec la réglementation européenne, qui feront l’objet de discussions lors d’un prochain conseil d’administration.

La directive européenne impose également l’élimination progressive de l’azote et du phosphore d’ici 2039. L’ensemble des adaptations réglementaires représente pour le syndicat un investissement total estimé entre 1,5 et 2 milliards d’euros. Le financement du traitement des micropolluants devrait reposer à 80% sur le principe pollueur-payeur, désignant particulièrement les secteurs des cosmétiques et des produits pharmaceutiques.

Parmi les autres obligations figure l’autosuffisance énergétique des stations d’épuration, un défi technique que le président du Siaap qualifie de complexe malgré la position de l’organisme comme premier producteur national de biogaz issu des boues d’épuration. Ces investissements conséquents devraient se répercuter sur la redevance d’assainissement, qui a déjà connu une hausse de 45% au cours de la dernière décennie et représente désormais près de la moitié de la facture d’eau des Franciliens.

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