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Dernier baroud d’honneur syndical avant l’adoption du budget

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À la veille des annonces gouvernementales, les principales organisations syndicales organisent une journée de mobilisation nationale. La participation s’annonce toutefois en retrait par rapport aux précédentes manifestations.

Près de 250 cortèges sont attendus ce jeudi sur l’ensemble du territoire, rassemblant entre 300 000 et 350 000 personnes selon les estimations des autorités. La capitale devrait compter entre 20 000 et 40 000 manifestants, un chiffre inférieur à la mobilisation du 18 septembre dernier. À Paris, le défilé partira de la place d’Italie pour rejoindre la place Vauban, non loin de l’Assemblée nationale, sous la surveillance de quelque 5 000 membres des forces de l’ordre.

Les perturbations dans les transports s’annoncent limitées. La circulation des TGV et du réseau RATP devrait rester normale, avec seulement quelques difficultés prévues sur les lignes TER, RER, Transilien et Intercités. Dans le secteur aérien, soixante-quinze grévistes sont recensés, pouvant occasionner des retards sans impact majeur sur les aéroports franciliens. L’Éducation nationale enregistre un taux de grévistes en baisse, autour de 10 % selon le syndicat FSU-Snuipp, contre près de 18 % quinze jours plus tôt. Plusieurs universités, notamment à Montpellier, Paris, Caen et Rennes, connaîtront néanmoins des mouvements ponctuels.

Les organisations syndicales, réunies au sein d’une intersyndicale, expriment leur insatisfaction après leur récente rencontre avec le Premier ministre. Elles réclament le retrait de plusieurs mesures, dont le doublement des franchises médicales, la suppression de postes dans la fonction publique et la réforme de l’assurance chômage, ainsi qu’un report de l’âge légal de départ. Dans un courrier adressé aux syndicats, l’exécutif a indiqué qu’il intégrerait certaines propositions issues des concertations sur les retraites, notamment concernant l’amélioration des pensions des femmes, et s’est dit ouvert à des discussions sur le pouvoir d’achat.

Ces annonces ne semblent pas avoir convaincu les partenaires sociaux. La CFDT déplore l’absence de mesures concrètes sur le pouvoir d’achat, la conditionnalité des aides aux entreprises ou la fiscalité des plus aisés. La CGT et FO maintiennent quant à elles leur exigence d’abrogation de la réforme des retraites de 2023. Si certaines centrales syndicales envisagent de poursuivre la mobilisation, d’autres affichent une certaine réserve, préférant attendre la composition du futur gouvernement et le discours de politique générale avant de décider de la suite des actions. Une réunion de l’intersyndicale est d’ores et déjà prévue en début de semaine prochaine.

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