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Économie

Un béton protecteur pour sceller les déchets toxiques en sous-sol alsacien

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Dans les profondeurs du bassin potassier, une opération d’ampleur vise à isoler définitivement 42 000 mètres cubes de résidus industriels par la construction de barrages souterrains.

À plus de cinq cents mètres sous la surface, une impressionnante opération de confinement est en cours dans les anciennes galeries minières de Wittelsheim. Des équipes spécialisées œuvrent sans relâche pour couler près de cent mille mètres cubes de béton afin de sceller des déchets industriels entreposés entre 1999 et 2002. Ce projet, qui s’étendra jusqu’en 2027, comprend la réalisation de douze structures de confinement et le remplissage de plusieurs kilomètres de galeries.

Les matériaux stockés – incluant du cyanure, de l’amiante et de l’arsenic – sont isolés derrière des parois protectrices. Les responsables techniques affirment que ces déchets, qualifiés d’inertes, ne présentent pas de danger pour les intervenants. Les opérations se déroulent à proximité immédiate des zones de stockage, mais des mesures de sécurité ont été déployées pour protéger le personnel.

Cette initiative suscite néanmoins des réserves parmi certaines associations environnementales et riverains. Leurs préoccupations portent principalement sur les risques de contamination de la nappe phréatique située au-dessus du site. Malgré des recours juridiques, la justice a validé la procédure de confinement, considérant que le retrait complet des déchets n’était plus réalisable en raison de l’affaissement naturel des cavités.

Les responsables du projet soulignent que la conception du confinement intègre les scénarios les plus défavorables concernant les infiltrations d’eau. Les travaux, interrompus à plusieurs reprises avant de reprendre de manière continue, ont déjà permis la construction de quatre barrages définitifs sur les douze prévus. L’investissement total, supporté par l’État, dépasse les soixante-dix millions d’euros, auxquels s’ajoutent des surcoûts significatifs liés aux délais accumulés.

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