Économie
MaPrimeRénov’ rouvre sous conditions restrictives
Le dispositif d’aide à la rénovation énergétique reprend ses activités avec des critères d’éligibilité resserrés et un calendrier de financement reporté à l’année prochaine.
Le guichet dédié aux rénovations globales a rouvert ce mardi après une interruption estivale décidée face à l’afflux massif de demandes. Cette reprise s’accompagne néanmoins d’un resserrement notable des conditions d’accès aux subventions. Les nouveaux dossiers déposés ne bénéficieront d’aucun financement avant 2026, le budget 2025 étant intégralement consommé par les demandes antérieures.
L’éligibilité se trouve désormais limitée aux logements affichant les étiquettes énergétiques E, F ou G. Le plafond des travaux pris en compte pour le calcul des aides a été abaissé à 40 000 euros, contre 70 000 euros auparavant. Un ménage aux revenus très modestes pourra ainsi prétendre au maximum à 32 000 euros d’aide, soit moitié moins que dans l’ancien dispositif. Le gouvernement justifie cette orientation par la priorité donnée aux foyers les plus défavorisés.
La capacité d’accueil reste contrainte par les limites budgétaires. Seulement 13 000 nouveaux dossiers pourront être acceptés d’ici fin 2025, mais leur instruction et leur engagement financier n’interviendront qu’au premier trimestre 2026, sous réserve de l’adoption de la prochaine loi de finances. Le ministère indique que 71 828 rénovations d’ampleur étaient déjà engagées mi-septembre, dépassant ainsi l’objectif initial de 62 000 opérations pour l’année.
Ces nouvelles restrictions suscitent des critiques parmi les élus et les associations, qui dénoncent des aides insuffisantes pour les ménages modestes et l’absence de moyens supplémentaires malgré le succès croissant du dispositif. Les professionnels du bâtiment expriment quant à eux leur lassitude face aux modifications répétées des règles, réclamant une stabilité normative et budgétaire pour 2026. La situation politique actuelle introduit toutefois une incertitude supplémentaire quant aux engagements pris par l’ancienne ministre.
Pendant la période de fermeture estivale, 25 000 dossiers ont été examinés, représentant des subventions potentielles de 935 millions d’euros. Les contrôles ont permis d’éviter 36 millions d’euros de fraudes et ont conduit au retrait d’agrément pour les entreprises concernées.
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