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Culture

La renaissance de la cathédrale de Nantes après cinq années de restauration

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Après un sinistre dévastateur en 2020, l’édifice religieux retrouve sa vocation cultuelle et culturelle ce week-end, marquant une étape symbolique dans un chantier de restitution patrimoniale qui se poursuivra jusqu’en 2028.

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes rouvre ses portes ce samedi, plus de cinq ans après l’incendie criminel qui avait gravement endommagé ce monument classé. La ministre de la Culture Rachida Dati, présente lors de la cérémonie officielle, a salué la mobilisation collective ayant permis cette résurrection architecturale, tout en rappelant l’onde de stupeur provoquée par la destruction d’éléments patrimoniaux irremplaçables en juillet 2020.

Les travaux de restitution, dirigés par l’architecte en chef des monuments historiques Pascal Prunet, représentent un investissement étatique de trente-deux millions d’euros. Si l’édifice retrouve aujourd’hui sa fonction première, le chantier demeure actif pour plusieurs années encore, avec une restitution complète prévue pour 2028. La façade principale conserve temporairement une bâche de protection masquant la verrière détruite, témoin des dégâts subis.

Parmi les pertes majeures figurent l’orgue de tribune, réduit en cendres, le clavier de l’orgue de chœur, ainsi qu’une toile du XIXe siècle signée Hippolyte Flandrin. Les interventions ont néanmoins permis des découvertes archéologiques inattendues, avec la mise au jour des fondations de l’ancienne nef et plusieurs sépultures historiques.

La maire Johanna Rolland a exprimé une satisfaction profonde de voir revivre ce symbole architectural nantais, tandis que Monseigneur Laurent Percerou a évoqué une émotion particulière devant ce monument « convalescent mais debout ». Les premières visites publiques débuteront dimanche matin, précédées par une cérémonie musicale mettant à l’honneur le nouvel instrument.

L’individu jugé responsable des départs de feu, Emmanuel Abayisenga, avait écopé de quatre ans d’emprisonnement en 2023 avant d’être renvoyé devant une cour d’assises pour une affaire distincte. Le parcours judiciaire de ce bénévole rwandais, ayant reconnu les faits une semaine après l’incendie, reste distinct des efforts de reconstruction qui mobilisent depuis cinq ans experts et artisans d’art.

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