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Culture

Pierre Arditi, l’éternel amoureux des planches

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_**À 80 ans, le comédien incarne avec une énergie intacte la passion du théâtre, qu’il considère comme son élément vital, et multiplie les projets avec la fougue d’un débutant.**_

Le célèbre acteur campe actuellement un rôle taillé sur mesure au Théâtre Montparnasse, dans la pièce « Je me souviendrai… de presque tout ». Il y interprète un acteur narcissique qui, après des années de silence, sollicite son fils, interprété par Nicolas Briançon, pour écrire ses mémoires. Leur relation tumultueuse se voit compliquée par l’arrivée impromptue du petit-fils, dans une atmosphère de règlements de compte familiaux où l’humour noir sert de fil conducteur. La mise en scène est signée Julien Boisselier, sur un texte d’Alexis Macquart.

Pierre Arditi se réjouit particulièrement de cette collaboration avec une nouvelle génération d’auteurs. Il confie y puiser une forme de jeunesse et une énergie qui le galvanisent. L’artiste évoque avec philosophie un incident survenu à l’automne 2023, lorsqu’il avait été contraint d’interrompre temporairement ses représentations pour raison de santé. Il tire aujourd’hui parti de cette expérience pour enrichir son jeu, notamment dans une scène où son personnage s’effondre, moment qu’il aborde désormais avec une forme de détachement amusé.

La carrière du comédien, débutée en 1965 dans la troupe de Marcel Maréchal à Lyon, est marquée par une fidélité absolue à la scène, qu’il place au-dessus de toute autre forme d’expression artistique. S’il a connu une brillante carrière cinématographique, couronnée par deux César et une collaboration emblématique avec Alain Resnais, le théâtre demeure son véritable amour, un lien direct et charnel avec le public qu’il compare à un mariage.

L’agenda de l’octogénaire est plus chargé que jamais. Après la pièce actuelle, il reprendra « Le Père » de Florian Zeller et partira en tournée avec « Le Prix ». Deux projets cinématographiques et le retour de la série « Le Sang de la vigne » complètent un planning qu’il assume avec gourmandise. Pierre Arditi affirme ne connaître aucune lassitude et considère chaque proposition comme un cadeau, déclarant avec sérénité qu’il n’aura de toute façon pas assez du temps qui lui reste pour tout accomplir.

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