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Économie

Une taxation à 100% sur les médicaments brevetés annoncée par Washington

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Le président américain impose une surtaxe douanière totale sur les produits pharmaceutiques sous brevet importés, une mesure protectionniste qui bouleverse les équilibres du premier marché mondial du médicament. Le dispositif, qui entre en vigueur début octobre, prévoit des exemptions pour les entreprises s’engageant à produire sur le sol américain.

L’administration américaine a dévoilé une décision majeure en matière de politique commerciale. À compter du 1er octobre, toute importation de médicament breveté ou de marque sera soumise à une taxe douanière de 100%. Cette annonce, intervenue avec un préavis très court, place l’industrie pharmaceutique mondiale face à un défi d’adaptation immédiat, après trois décennies d’exonération.

La mesure s’accompagne d’une clause d’exemption significative. Les laboratoires qui construiront des sites de production aux États-Unis seront dispensés de ces droits. Selon les premières analyses, l’impact sur les dépenses totales de santé américaines pourrait être contenu, les médicaments génériques, qui représentent l’essentiel des volumes consommés, n’étant apparemment pas concernés par ce nouveau tarif.

La situation des partenaires commerciaux des États-Unis varie considérablement. Les exportations européennes bénéficient d’une protection relative grâce à un accord commercial récent qui plafonne les droits de douane à 15%. Bruxelles a confirmé que cette disposition s’appliquera aux produits pharmaceutiques. En revanche, des pays comme Singapour, spécialisés dans les médicaments à haute valeur ajoutée, se trouvent bien plus exposés.

Les réactions des fédérations professionnelles traduisent une vive inquiétude. Les industriels européens redoutent une hausse des coûts, des perturbations des chaînes d’approvisionnement et un risque pour l’accès aux traitements. Ils appellent à des discussions urgentes entre l’Union européenne et les États-Unis pour éviter toute taxation.

Face à cette nouvelle donne, plusieurs grands groupes ont anticipé en annonçant des investissements massifs en territoire américain ces derniers mois, pour un montant total avoisinant les 300 millions d’euros. Toutefois, la condition posée par l’exemption – que les travaux de construction aient effectivement commencé – crée une incertitude immédiate pour les projets encore à l’état de plan. Le groupe Novartis a fait savoir que cinq nouveaux sites seraient lancés avant la fin de l’année, tandis que d’autres acteurs majeurs comme Bayer ou GSK indiquent suivre la situation de près et poursuivre leurs échanges avec les autorités américaines.

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