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Économie

La Chine face à un été historique, entre canicules records et précipitations extrêmes

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Une saison estivale aux températures sans précédent a frappé le territoire chinois, marquée par des vagues de chaleur prolongées et des épisodes pluvieux dévastateurs.

L’été 2025 restera dans les annales météorologiques de la Chine comme le plus chaud jamais observé depuis le début des relevés. La température moyenne nationale a atteint 22,31°C entre juin et août, dépassant ainsi le précédent record établi l’année précédente. Les régions méridionales ont été particulièrement touchées par des épisodes caniculaires répétés et intenses.

Plusieurs grandes villes ont enregistré des durées exceptionnelles de fortes chaleurs. Shanghai a ainsi connu vingt-sept jours consécutifs avec des températures dépassant les 35°C, un niveau inédit depuis soixante ans. La capitale Pékin n’a pas été épargnée, avec des pics approchant les 40°C dès le mois de juin. Les autorités sanitaires ont multiplié les alertes face aux risques pour les populations.

Ces conditions résultent notamment de la persistance d’anticyclones ayant favorisé un ensoleillement exceptionnel sur une large partie du territoire. Si un léger reflux temporaire a été observé en milieu de saison, les thermomètres sont repartis à la hausse en fin d’été dans le bassin du Yangzi, affectant Wuhan, Nanchang ou encore Hangzhou.

Parallèlement, des précipitations diluviennes ont provoqué des inondations et des glissements de terrain meurtriers. Les environs de Pékin ont payé un lourd tribut avec plusieurs dizaines de victimes, tandis qu’en Mongolie-Intérieure, une crue soudaine a emporté un groupe de touristes. Ces événements extrêmes s’inscrivent dans un contexte de réchauffement climatique global, où l’augmentation des températures amplifie à la fois l’intensité des sécheresses et celle des épisodes pluvieux.

Principal émetteur mondial de gaz à effet de serre, la Chine s’est engagée à atteindre un pic de ses émissions carbonées d’ici 2030, puis la neutralité carbone à l’horizon 2060. Cette trajectoire s’avère cruciale au regard des tendances climatiques mondiales, 2024 ayant déjà été désignée comme l’année la plus chaude jamais enregistrée à l’échelle planétaire.

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