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Culture

Les étoiles d’Hollywood illuminent la Mostra de Venise

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George Clooney et Emma Stone ouvrent le festival dans un contexte de tensions politiques et de célébrations cinématographiques.

La 82e Mostra de Venise a débuté sous les projecteurs jeudi, avec la présence remarquée de deux icônes du cinéma américain. George Clooney et Emma Stone ont foulé le tapis rouge du Lido, incarnant le glamour et le prestige d’un festival qui demeure l’un des rendez-vous majeurs du septième art. Leurs venues respectives pour présenter des films en compétition ont captivé les médias et le public, dans une atmosphère à la fois féerique et politiquement tendue.

George Clooney, fidèle habitué des lieux, est venu défendre « Jay Kelly » de Noah Baumbach, une comédie dramatique où il incarne une star vieillissante en proie à des questionnements personnels. Entouré d’Adam Sandler et de Laura Dern, l’acteur-prodige incarne une certaine idée du cinéma d’auteur accessible, produit par Netflix et promise à une diffusion mondiale en fin d’année. De son côté, Emma Stone retrouve le réalisateur Yorgos Lanthimos pour « Bugonia », un thriller absurde où elle campe une dirigeante pharmaceutique kidnappée par un apiculteur paranoïaque. Le film s’annonce comme l’un des temps forts de cette compétition.

La sélection officielle propose également des œuvres plus austères mais tout aussi attendues, telles que « Orphan » du Hongrois Laszlo Nemes, plongée historique dans le Budapest de l’après-révolte de 1956. Parallèlement, la guerre à Gaza a imprégné les débats en coulisses. Le directeur artistique Alberto Barbera a été interpellé par le collectif Venice4Palestine, qui réclamait une prise de position claire contre les opérations militaires israéliennes. Sans condamner explicitement l’État hébreu, M. Barbera a exprimé sa « souffrance » face aux événements, tout en refusant d’exclure des artistes en raison de leurs opinions politiques.

Hors compétition, les amateurs de documentaires pourront découvrir « Ghost Elephants » de Werner Herzog, primé d’un Lion d’or honorifique, qui suit la piste de pachydermes insaisissables en Angola. Enfin, les coulisses du monumental « Megalopolis » de Francis Ford Coppola, réalisé à grands frais et accueilli de manière contrastée à Cannes, font l’objet d’un film retraçant son ambitieuse genèse. Entre hommages, polémiques et premières mondiales, la Mostra confirme son rôle de vitrine incontournable, où se côtoient la magie du cinéma et les réalités du monde.

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