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Culture

Le Crif exige l’annulation du concert de Kneecap à Rock en Seine

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Le Conseil représentatif des institutions juives de France met en cause les positions du groupe nord-irlandais, accusé de soutenir le Hezbollah, et dénonce une programmation inacceptable.

Le festival Rock en Seine se trouve au cœur d’une polémique concernant la programmation du groupe Kneecap, dont le concert est prévu dimanche à Saint-Cloud. Le Crif a publiquement demandé jeudi le retrait du trio nord-irlandais, estimant que sa présence constituerait une insulte envers les victimes françaises du Hamas et du Hezbollah.

Selon l’organisation, les prises de position du groupe, régulièrement affichées lors de ses performances, franchiraient la ligne qui sépare l’engagement artistique de l’apologie du terrorisme. Le président du Crif a notamment évoqué les attaques du 7 octobre et l’attentat de Beyrouth en 1983, soulignant l’incompatibilité de tels propos avec les valeurs républicaines.

Cette controverse intervient alors que l’un des membres du groupe fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires au Royaume-Uni pour infraction terroriste, après avoir brandi un emblème du Hezbollah lors d’un concert londonien l’an dernier. Kneecap, dont la notoriété a récemment crû, utilise régulièrement ses prestations scéniques pour dénoncer la politique israélienne et défendre la cause palestinienne.

Face à cette situation, plusieurs financeurs publics ont pris des mesures. La ville de Saint-Cloud a retiré sa subvention de 40 000 euros, tandis que la Région Île-de-France a confirmé l’annulation de son aide pour l’édition 2025, évaluée à près de 300 000 euros l’année précédente. Ces décisions restent cependant symboliques au regard du budget global de l’événement.

L’organisation du festival assure avoir dialogué avec l’entourage du groupe et obtenu des garanties quant au respect du cadre légal. Le ministre de l’Intérieur a pour sa part rappelé que toute provocation à la haine ou apologie du terrorisme ferait l’objet de sanctions judiciaires. Les producteurs du événement défendent quant à eux le principe de la liberté artistique.

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