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Le Royaume-Uni lance la construction de Sizewell C, un projet nucléaire stratégique

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Le gouvernement britannique valide un investissement de 45 milliards d’euros pour cette centrale clé dans sa transition énergétique, avec le soutien d’EDF et de partenaires internationaux.

Le gouvernement britannique a officialisé son engagement définitif dans le projet de centrale nucléaire Sizewell C, située dans le Suffolk, à l’est de l’Angleterre. Le coût total de l’infrastructure, désormais estimé à 38 milliards de livres sterling, dépasse largement les prévisions initiales. Cette décision marque une étape cruciale dans la stratégie énergétique du pays, qui mise sur le nucléaire pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures et atteindre ses objectifs climatiques.

Londres prendra une participation majoritaire de 44,9 % dans le projet, aux côtés d’investisseurs privés et institutionnels. Parmi eux figurent la Caisse de dépôt et placement du Québec (20 %), le groupe Centrica (15 %) et le fonds Amber Infrastructure (7,6 %). EDF, déjà impliqué dans la construction de la centrale voisine Hinkley Point C, détiendra quant à lui 12,5 % du capital. Cette répartition soulève toutefois des interrogations quant à la part assumée par les contribuables britanniques, alors que l’énergéticien français réduit progressivement son implication financière.

Le chantier, qui prévoit l’installation de deux réacteurs EPR, devrait alimenter six millions de foyers à l’horizon 2035. Il s’inscrit dans un contexte de renouveau nucléaire au Royaume-Uni, où le gouvernement a annoncé un plan de financement global de plus de 30 milliards de livres pour moderniser la filière. Malgré les surcoûts et les retards récurrents sur ce type d’infrastructures, les autorités britanniques soulignent l’importance de Sizewell C pour sécuriser l’approvisionnement énergétique national.

Ce projet symbolise également la coopération franco-britannique en matière d’énergie, comme l’a rappelé récemment l’Élysée. Toutefois, les défis financiers et techniques restent considérables, alors qu’EDF doit déjà gérer les dépassements budgétaires de Hinkley Point C. Les observateurs scrutent désormais la capacité des différents acteurs à mener à bien ce chantier pharaonique dans les délais annoncés.

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